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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 05:59

 

Dieu

  • Seul Dieu parle bien de Dieu.

  • Nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ. Sans ce médiateur est ôtée toute communication avec Dieu. Par Jésus-Christ nous connaissons Dieu.
    Tous ceux qui ont prétendu connaître Dieu et le prouver sans Jésus-Christ n’avaient que des preuves impuissantes. Mais pour prouver Jésus-Christ nous avons les prophéties qui sont des preuves solides et palpables. Et ces prophéties étant accomplies et prouvées véritables par l’événement, marquent la certitude de ces vérités et partant la preuve de la divinité de Jésus-Christ.
    En lui et par lui nous connaissons Dieu. Hors de là et sans l’écriture, sans le péché originel, sans médiateur nécessaire, promis et arrivé, on ne peut trouver absolument Dieu, ni enseigner ni bonne doctrine, ni bonne morale. Mais par Jésus-Christ on prouve Dieu et on enseigne la morale et la doctrine. Jésus-Christ est donc le véritable Dieu des hommes.

Jésus-Christ

  • Sans l’Écriture, qui n’a que Jésus-Christ comme objet, nous ne connaissons rien et ne voyons qu’obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans notre propre nature.

  • Jésus-Christ est un Dieu dont on s’approche sans orgueil et sous lequel on s’abaisse sans désespoir.

  • Jésus-Christ est l’objet de tout, le centre de tout vers lequel tout tend. Qui le connaît, connaît la raison de toutes choses. Ceux qui s’égarent ne s’égarent que manque de savoir une de ces choses.

  • Jésus-Christ a dit les choses grandes si simplement qu’il semble qu’il ne les a pas pensées, et si nettement néanmoins qu’on voit bien ce qu’il pensait. Cette clarté jointe à cette naïveté est admirable.

  • Qu’il y a loin de la connaissance de Christ à l’aimer !

  • Le bonheur n’est ni en nous, ni hors de nous, mais en Jésus-Christ.

  • Nous implorons la miséricorde de Christ, non afin qu’il nous laisse en paix dans nos vices, mais afin qu’il nous en délivre.

  • La connaissance de Dieu sans celle de notre misère fait l’orgueil.
    La connaissance de notre misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
    La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère.

La Bible

  • Qui veut donner le sens de l’Ecriture et ne le prend pas de l’Ecriture est ennemi de l’Ecriture.

Les prophéties bibliques

  • Quand un seul homme aurait fait un livre des prédications de Jésus-Christ, pour le temps et pour la manière, et que Jésus-Christ serait venu conformément à ces pro­phéties, ce serait une force infinie.
    Mais il y a bien plus ici. C’est une suite d’hommes durant quatre mille ans qui constamment et sans variation vien­nent l’un ensuite de l’autre prédire ce même avènement. C’est un peuple tout entier qui l’annonce et qui subsiste depuis quatre mille années pour rendre en corps témoignages des assurances qu’ils en ont, et dont il ne peuvent être divertis par quelques menaces et persécutions qu’on leur fasse. Ceci est tout autre­ment considérable.

  • La plus grande des preuves de Jésus-Christ sont les prophéties. C’est à quoi Dieu a le plus pourvu, car l’évènement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l’Église jusque à la fin.
    Aussi Dieu a suscité des prophètes durant 1600 ans, et pendant 400 ans après il a dispersé toutes ces prophéties avec tous les Juifs qui les portaient dans tous les lieux du monde. Voilà quelle a été la préparation à la naissance de Jésus-Christ, dont l’Evangile devant être cru de tout le monde. Il a fallu non seulement qu’il y ait eu des prophéties pour le faire croire, mais que ces prophéties fussent répandues dans le monde entier pour le faire embrasser par tout le monde.

  • Je vois plusieurs religions contraires et, partant, toutes fausses, excepté une. Chacune veut être crue par sa propre autorité et menace les incrédules. Je ne les crois donc pas là-dessus. Chacun peut dire cela. Chacun peut se dire prophète, mais je vois la chrétienne et je trouve des prophéties, et c’est ce que chacun ne peut pas faire.

Les miracles

  • Je hais ces sottises de ne pas croire aux miracles. Si l’Evangile est vrai, si Jésus-Christ est Dieu, quelle difficulté y a-t-il là ?

  • Si j’avais vu un miracle, disent-ils, je me convertirais. Comment assurent-ils qu’ils feraient ce qu’ils ignorent ? Ils s’imaginent que cette conversion consiste en une adoration qui se fait de Dieu comme un commerce et une conversation telle qu’ils se la figurent. 
    La conversion véritable consiste à s’anéantir devant cet être universel qu’on a irrité tant de fois et qui peut vous perdre légitimement et à toute heure, à reconnaître qu’on ne peut rien sans lui et qu’on n’a rien mérité de lui que sa disgrâce. Elle consiste à connaître qu’il y a une opposition invincible entre Dieu et nous et que sans un médiateur il ne peut y avoir commerce.

L’homme

  • Il n’y a que deux sortes d’hommes, les uns justes qui se croient pécheurs, les autres pécheur que se croient justes.

  • L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.
    Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
    Pensées, 1660

  • Tout homme peut faire ce qu’à fait Mahomet, car il n’a pas fait de miracle et n’a pas été prédit. Nul homme ne peut faire ce qu’à fait Jésus-Christ.

  • L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut donc pas qu’on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur.

  • Il est dangereux de trop faire voir à l’homme combien il est égal aux bêtes, sans lui montrer sa grandeur. Et il est encore dangereux de lui trop faire voir sa grandeur dans sa bassesse.
    Il est encore plus dangereux de lui laisser ignorer l’un et l’autre, mais il est très avantageux de lui représenter l’un et l’autre.
    Il ne faut pas que l’homme croie qu’il est égal aux bêtes ni aux anges, ni qu’il ignore l’un et l’autre mais qu’il sache l’un et l’autre.

La raison

  • Ce sera une des confusions des damnés de voir qu’ils seront condamnés par leur propre raison par laquelle ils ont prétendu condamner la religion chrétienne.

  • La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle n’est que faible si elle ne va jusqu’à reconnaître cela. Si les choses naturelles la surpassent, que dira-t-on des choses surnaturelles ?

  • Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison.

  • Toutes les objections des uns et des autres ne vont que contre eux-mêmes, et pas contre la religion.

Marie

  • L’Evangile ne parle de la virginité de Marie que jusqu’à la naissance de Jésus-Christ. Tout par rapport à Jésus-Christ.

  • La foi est différente de la preuve : l’une est humaine, l’autre est un don de Dieu.

  • Entre nous et l’enfer ou le ciel, il n’y a que la vie entre deux qui est la chose au monde la plus fragile.

  • Il faut n’aimer que Dieu et ne haïr que soi.

  • Deux erreurs : prendre tout littéralement, prendre tout spirituellement.

  • J’essaye autant que je puis de ne m’affliger de rien et de prendre tout ce qui arrive pour le meilleur... L’essence du péché consistant à avoir une volonté opposée à celle que nous connaissons en Dieu, il est visible, ce me semble, que quand Il nous découvre sa volonté par les événements, ce serait un péché de ne pas s’y accommoder.

  • Il faut de l’agréable et du réel, mais il faut que cet agréable soit lui-même pris du vrai.

  • Quand on lit trop vite ou trop doucement, on n’entend rien.

  • Notre intelligence tient dans l’ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l’étendue de la nature.

  • Notre nature est dans le mouvement, le repos entier est dans la mort.

  • Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.

 
Blaise Pascal (1623-1662)

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