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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:26
Conference Maladie de Lyme & Co-infection - Toulouse

Conference Maladie de Lyme chronique Toulouse le 19 Septembre 2015

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 19:07
Les polluants/toxines et les infections de l'environnement sont la principale cause des maladies auto-immunes

Les polluants/toxines et les infections de l'environnement sont la principale cause des maladies auto-immunes. Que ce soit un allergène, une toxine, une infection ou même certains aliments, tout cela affecte de façon constante notre système immunitaire. Celui-ci ne sera plus en mesure de faire la distinction entre tous ces antigènes et les tissus des organes du corps. L'inflammation systémique chronique qui se produit à cause de cette réponse immunitaire défectueuse conduit le corps à s'attaquer à son soi. Cette inflammation "silencieuse" est sous-jacente de nombreuses maladies, y compris les troubles auto-immunes les plus couramment connus tels que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, le syndrome de Guillain-Barre, le lupus, la sclérose en plaques, le psoriasis et bien d'autres.

L'inflammation est due à beaucoup de choses, mais de toute évidence un facteur majeur est la charge totale des pathogènes que nous portons. Je crois que nous avons tous plus ou moins une infection chronique présente, y compris le candida, le chlamydia, l'Epstein-Barr, l'herpès ect.... Personne aujourd'hui n'est vraiment sans ces infections. Ceci est vraiment juste la pointe de l'iceberg, parce que si vous ne n'avez pas de Candida ou de cytomégalovirus (CMV), du Coxackievirus, du Chlamydia ou la maladie de Lyme, nous allons trouver d'autres choses tels des parasites. Ces infections non diagnostiquées sont à l'origine ou contribuent aujourd'hui au développement des maladies chroniques les plus répandues comme l'autisme, la maladie d'Alzheimer, l'arthrite, et même le cancer. Le CMV est signalé être présent dans la majorité des personnes dans les maladies cardiovasculaires et l'hypertension. Le Chlamydia (C. pneumoniae) est lié à des maladies du coeur, la tension artérielle, l'asthme, la maladie d'Alzheimer et à une diminution de l'espérance de vie.

La sur-utilisation de la médecine conventionnelle et surtout la prescription d'antibiotiques et vaccins ne font qu'aggraver le problème. Les antibiotiques tuent toutes les bactéries dans le corps, y compris ceux dont nous avons besoin. Beaucoup de femmes après la prise d'antibiotiques se retrouvent avec des infections vaginales (parce que leur équilibre bactérien normal a été perdu). Les antibiotiques augmentent les infections fongiques et levures qui sont considérées comme une cause majeure du cancer. Les oncologues montrent que les levures et les infections fongiques sont une partie intégrante du cancer. Le Journal de l'American Medical Association a fait état d'une étude sur 10 000 femmes dans laquelle les femmes qui ont pris des antibiotiques plus de 500 jours dans une période de 17 ans avaient deux fois plus le risque d’avoir un cancer du sein que celles qui n'ont pas utilisé d'antibiotiques. Même les femmes qui en ont pris une seule fois avaient une augmentation statistique du risque de 1,5 fois. Les études récentes ont montré une association entre l'utilisation d'antibiotiques avec une incidence plus élevée de maladies telles que le cancer du sein, les troubles inflammatoires de l'intestin, la maladie de Crohn, et certaines pathologies chez les enfants tels le rhume des foins, l'asthme, l'autisme et d'autres maladies neurologiques. La surexploitation généralisée des vaccins a également a causé des maladies graves, et a même introduit la maladie contre laquelle on avait été vacciné.

Les antibiotiques finissent pour la plupart à ne plus être utiles contre des infections et finissent par tuer les organismes utiles dont nous avons besoin pour rester en bonne santé. Les énormes quantités d'antibiotiques donnés aux animaux élevés pour l'alimentation sont aussi une catastrophe. Les infections sont de plus en plus agressive en raison de la résistance aux antibiotiques et de multiples mutations virales. L'urgence aujourd'hui et de faire face à la racine du problème, c'est à dire reconnaître l'auto-immunité et toute autre maladie chronique qui reflète un problème multifactoriel. Le traitement conventionnel est souvent inefficace et sans les approches médicales alternatives de guérison de ces infections sub-cliniques cela peut être presque impossible. nous verrons dans cette conférence que le plus important de se concentrer sur la désintoxication totale du corps via la nutrigenomiqueet la restauration de la fonction cellulaire, de sorte que nos corps peuvent mieux gérer tout agent pathogène auquel il est exposé, naturellement.

Extrait article de conference "Nutrigenomique & detoxication" Bordeaux- Bruno Lacroix-Copyright

Centers for Disease Control. 2005. National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals. http://www.cdc.gov/exposurereport/

Brod, S.A. Unregulated inflammation shortens human functional longevity. Inflamm. Res. 2000 Nov; 49(11): 561-70.

Cheng J, Ke Q, Jin Z, Wang H, Kocher O, et al. (2009) Cytomegalovirus Infection Causes an Increase of Arterial Blood Pressure. PLoS Pathog 5(5): e1000427. doi:10.1371/journal. ppat.1000427 http://www.plospathogens.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.ppat.1000427

Wakefield, Andrew. Callous Disregard: Autism and Vaccines – The truth behind a trage
dy (2010)
http://www.callous-disregard.com

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 18:37
Entrez par la porte étroite

713 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. 14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce qu’évoque ce passage du Nouveau Testament est somme toute assez simple à comprendre. Une quantité considérable de philosophes, de penseurs et de religieux, bien que totalement opposés dans ce qu’est le fond de leurs idéologies, ont en réalité continuellement rabâché cette « vérité » que reprend ici le Christ. De sorte que le prophète de Galilée n’apporte là rien de nouveau. Il confirme un savoir universellement reconnu, lequel fut maintes fois formulé avant lui, de même qu’il sera abondamment repris après lui. Toutes les doctrines humaines, qu’elles soient d’ailleurs athées ou qu’elles se réfèrent au divin, s’accordent donc sans peine sur ce qu’affirme lui aussi le texte biblique.

Toutefois, mise dans la bouche du Christ, cette vérité devient un piège. Un piège dans lequel les églises sont tombées en masse, pensant de surcroît, balourdes comme elles le sont trop souvent, y trouver la révélation. S’il y a une révélation sous-tendue dans ce que dit ici le Christ, c’est précisément lorsque nous découvrons – après – qu’il ne cessa d’affirmer tout le contraire dans la suite de ses discours !

Il est d’abord indéniable que « le chemin resserré » évoque la souffrance, la difficulté et même une certaine forme de traumatisme. On a beau se tortiller dans tous les sens, affirmer le contraire serait simplement une malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis du texte. Le terme « resserré », tant dans son étymologie que dans ses utilisations dans le Nouveau Testament fait toujours référence à l’affliction, la pression, les tribulations, le malheur ou encore les persécutions. Ainsi donc, depuis fort longtemps, les maîtres ont enseigné qu’il fallait apprendre à renoncer aux plaisirs faciles et mettre en valeur travail et vertu ; que seules la discipline morale, l’endurance dans l’épreuve ou encore la ténacité dans le malheur, pouvaient obliger la vie à produire un fruit riche et glorieux pour le disciple qui se consacrerait à une telle étroitesse dans son mode de vie. À contrario, ils ont montré aux hommes que l’indiscipline morale, l’inconstance et le manque de maîtrise face à ses passions conduit inévitablement à l’échec, à une vie de médiocrité et à se perdre soi-même. Quiconque a un peu de culture et ouvert quelques livres aura très vite découvert que toute l’Antiquité, toutes les religions orientales, les trois monothéismes et tous les humanismes ont prêché à leur manière « la porte étroite et le chemin resserré ». Tous savaient que c’est à cette seule condition qu’ils pouvaient conduire à la victoire leurs idéologies et s’assurer une prospérité finalement arrosée des larmes et du sang des peuples.

L’Histoire nous offre tant et plus d’exemples d’hommes, nous dit Chestov, « qui sans la foi ni aucune vérité révélée ont exalté le courage et les vertus. » C’est pourquoi, si l’on s’en tient aux signes distinctifs du texte de l’Écriture qui est ici proposé, « on se trouve dès lors obligé de voir en ces héros des témoins de la vérité et même des croyants, car ils ont prouvé leur foi par la souffrance. » Enfin, dit-il, « leur désintéressement étant absolu, puisqu’ils ne comptaient même pas sur la béatitude, ni dans cette vie, ni dans l’autre, […] ce désintéressement est donc tel qu’il assure à l’éthique un triomphe complet. Un désintéressement tel qui transforma ces hommes en authentiques martyrs de l’éthique. »

Car c’est bien d’éthique dont il est question ! C’est bien de la Loi dont parle en vérité le Christ lorsqu’il reprend lui aussi ce principe. Le choix étroit et resserré de la discipline, de la morale, des vertus du travail et du renoncement, c’est la clef de voûte de la Torah ; et à cette clef est rattachée la promesse de la réussite, de la richesse, et pour celui qui croit en une divinité, la promesse du salut de son âme. Soit donc, dit le Christ, dans la pure tradition mosaïque : « Ô homme, si tu veux être sauvé par la Loi, et de plus avoir ici-bas les bénédictions célestes – tu dois apprendre à renoncer à la facilité, te livrer à une discipline rigide et de plus te préparer à souffrir ! » L’ensemble des chapitres 5 à 7 de l’Évangile de Matthieu d’où est tiré ce passage est d’ailleurs une mise en valeur de la Loi que le Christ élève à un niveau totalement inacceptable. Son propos est plus que pharisien, il est extrémiste : « Soyez parfait ! » Le verset même qui précède le propos sur « la porte étroite et le chemin resserré » est d’ailleurs le suivant : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » Or, quiconque veut mettre en pratique ce « commandement » et agir envers son prochain avec un tel niveau de conscience, celui-ci se prépare tout simplement aux pires souffrances sur cette terre. Car la chose est simplement humainement impossible à mettre en pratique.

Le Christ le sait fort bien. C’est donc volontairement qu’il met la barre de la Loi à la hauteur où elle est en vérité ; c’est-à-dire au niveau de l’impossible. C’est pourquoi, tout au long de ces trois chapitres, et comme dans une sorte de mouvement de sablier, il distille petit à petit dans son propos une autre pensée – une pensée absolument différente. Son désir est en effet d’amener ses auditeurs dans le doute vis-à-vis de la Loi, puis de les conduire vers une autre dimension de la relation avec Dieu ; une relation qui s’appelle la Foi seule, laquelle est aussi scandaleuse qu’extraordinaire. Tout est là-bas absolument gratuit, et c’est l’impossible, comme sortit ex nihilo et de nulle part qui sert de glaise pour pétrir l’homme qui marche sur cet étrange chemin.

Pareillement, alors qu’il commente un autre auteur russe, Anton Tchekhov, le philosophe Lev Chestov dira la chose suivante : « Tout ce qui est vraiment nouveau naît d’ordinaire en nous contre notre propre volonté. Les personnages de Tchekhov, eux, gens anormaux par excellence, se trouvent placés dans la nécessité antinaturelle, et par conséquent terrible, de créer ex nihilo. »

Ainsi donc, dira le Christ bien plus tard dans l’Évangile : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis », (jn 1516). Car dit-il, en somme : « Tu auras beau choisir le chemin le plus resserré qui soit, passer par la porte la plus étroite que l’idéologie humaine puisse inventer, te flageller, souffrir le martyre et te sacrifier pour ton prochain, si je ne t’ai pas choisi, tu ne passeras pas et jamais tu n’atteindras le monde-à-venir ! Tout dépend de moi et rien de toi. » L’homme est dans la situation antinaturelle des personnages de Tchekhov ; il est sans chemin aucun et Dieu a définitivement verrouillé toute porte. Humainement parlant, on ne peut dire qu’« il y en a peu qui suivent le chemin menant à la vie » car il n’y en a aucun ! Il n’y a pas plus de porte qu’il n’y a de chemin spacieux ou resserré où l’homme aurait le choix de marcher pour trouver la vie divine : tout tient à l’élection. L’homme doit naître à partir de rien, sans faire le moindre pas et sans même la moindre et minuscule part de sa volonté : l’homme de Dieu est celui qui naît contre sa volonté et à partir d’un geste d’en-haut qu’il ne maîtrise en rien. Or, cette naissance comporte une souffrance certaine, et même une mort, car l’enfant qui naît meurt en même temps à l’embryon terrestre qu’il était ; puis il apprend enfin à respirer avec ses propres poumons et non plus au travers de sa mère. Cependant, l’identité du chemin sur lequel Dieu vient de le faire surgir pour le conduire durant toute sa vie n’est ni celui de l’étroitesse ni celui de la souffrance ! C’est celui de la liberté d’être enfin soi-même et de voler petit à petit avec ses propres ailes hors de sa nature première. Il n’est ni sur le chemin spacieux du conformisme, ni sur le chemin étroit des élites, des saints, des justes, des canonisés ou je ne sais quelle autre caste sacerdotale – il est dans l’ailleurs d’un chemin inclassable et incognito.

C’est-à-dire que le chemin du Christ n’est ni large, ni resserré – il est tout autre ; et en vérité, il est autant l’un que l’autre. Il est radicalement resserré parce que chaque-Un est unique, et il est aussi absolument spacieux et large parce que la promesse de l’Être, c’est l’infini des possibles. De telle sorte que vouloir identifier le chemin selon tel ou tel mode de vie conduit inévitablement vers une pratique magique du divin, vers une sorte d’envoûtement, de charme mystique. Le chemin est réellement inclassable, il échappe à toute catégorie. L’incognito est le sceau du chemin et la foi sa seule force ; mais dès l’instant où l’on veut enfermer l’Esprit d’intimité avec le Christ dans une autre attitude que celle de l’incognito et de la foi, une attitude générale, visible, sensible, théorique, théologique – on quitte en vérité le mouvement de l’Esprit. On quitte cette liberté qui lui est propre, celle où la foi et l’inclassable du chemin particulier sont les seuls témoignages. Si l’identité du chemin de la Loi, de la raison et de la morale, c’est d’être difficile, pénible et pétri de souffrance, on ne résout pas le problème en lançant comme un benêt que le chemin du Christ serait tout simplement son opposé ; c’est-à-dire la joie, l’extase et un mode de vie fait de signes, de bienfaits et de conforts continuels.

Soit donc, c’est un grand malheur de vouloir imiter Jésus à travers le prisme de la Torah – du chemin resserré. Mais c’est aussi un grand malheur de vouloir imiter Jésus au travers du prisme opposé, c’est-à-dire de la joie, du confort et de la réussite. C’est un grand malheur de dire que le Christ, qui s’est lui-même défini comme étant le chemin lorsqu’il disait : « Je suis le chemin » (jn 146), serait en définitive un personnage resserré, traumatisant et étroit : mais c’est aussi un grand malheur de dire que le Christ serait ce candide naïf laissant venir à lui tout et n’importe qui sur la route large des spiritualités à fleurs et petits anges. Celui qui pense que le Nazaréen est venu pour lui offrir le confort et le bonheur est tout autant dans l’erreur que celui qui pense que ses souffrances sont la marque de sa spiritualité. Le chemin du Christ, c’est le Tout-autre… Or voici ! ce Tout-autre est pour le terreux un inconfort resserré ici-bas, mais pour l’homme nouveau en train de sourdre, il est aussi une liberté spacieuse s’opposant directement à cette première étroitesse.

Auteur ; Ivsan

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 12:51
Programme fitness avec l'âge

Vous voulez des résultats sur votre santé et votre composition corporelle tout en passant peu de temps dans les salles de gym : travaillez moins

et de façon plus intensive. Faire de l’exercice sans intensité est mieux que rien mais n’est pas la panacée en ce qui concerne la santé cardio- vasculaire.

Deux exemples parmi tant d’autres, dont une étude d’Harvard.

Ce n’est pas l’effort physique non intensif mais intensif qui permet une meilleure longévité et un moindre risque de maladies cardio-vasculaires chez l’homme

The Harvard Alumni Health Study. JAMA 1995 Apr 19;273(15):1179-84.

L’exercice classé comme vigoureux ou intensif est indépendamment associé à une diminution du risque de mort prématurée du fait de maladies cardio-vasculaires

What level of physical activity protects against premature cardiovascular death? The Caerphilly study Heart 2003;89:502-506).

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 10:32
Orahe (le livre d'Estelle)

Être Manger Bouger 3 axes essentiels pour se recentrer Qui n'a pas envie d'une vie plus saine ? Estelle Lefébure partage aujourd'hui sa méthode pour se sentir bien en se faisant plaisir. Une méthode illustrée, accessible à tous, qui repose sur des principes simples. Des astuces bien-être pour toutes les circonstances de la vie : gérer le stress, mieux dormir, lâcher prise... Mais aussi des secrets de beauté. Des recettes originales et gourmandes, sans gluten, élaborées avec l'aide d'un nutritionniste (Bruno Lacroix)... Mais aussi des focus sur des superaliments aux pouvoirs bénéfiques. De nombreux conseils et exercices pour se sentir en harmonie avec son corps : natation, yoga, pilates, paddle, marche rapide...

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 08:46
"Adrenal fatigue" rien de scientifique !

Un nouveau paradigme est né il ya quelques années aux USA, le terme “adrenal fatigue”. En fait, ce terme de “fatigue surrénalienne” est arrivé sur le territoire français et repris par les médecins et thérapeutes en médecine fonctionnelle.

De nombreux médecins se sont référés au travaux de James Wilson. Selon l’auteur,

“La fatigue surrénale est une collection de signes et de symptômes, connus comme un syndrome, qui se produit lorsque les glandes surrénales fonctionnent en dessous du niveau nécessaire. Le plus souvent associé à un stress intense ou prolongé ... "

- Dr. James Wilson L DC, ND, PhD

 

 

Moi-même touché par cette fatigue chronique, il y a quelques années, j’ai pû constater que les solutions données dans se livre son inefficaces. En réalité, et là je donne raison aux endocrinologues, le terme de fatigue surrénalienne est de la pure fiction. Soit vous avez une maladie d’addison, maladie autoimmune, qui nécessite du cortisol, soit vous avez une dysrégulation de l’axe du stress qui à une myriade de causes. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose! Si on doit parler de manque de cortisol, on ne doit pas évoquer nécessairement la faillite de la surrénale. La surrénale est un véritable Terminator, indispensable à la survie de l’espèce et à l’adaptation. En fait, en comprennant les mécaniques physiologiques du stress et toutes ces interactions avec de tous nos organes, j’ai découvert que le problème ne se trouver pas dans une diminution des capacités de la glande surrénale. Le diagnostic est crucial afin d’identifier les facteurs pertubateurs pour retrouver une bonne homéostasis du stress. J'ai identifier une vingtaine de causes dont 2 semblent très courantes.
Bruno Lacroix

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:55
Reflexion d'un pêcheur

 

En ces temps de crise économique, financière, voire de crise systémique, se pose surtout la question du sens? Ce que je fais a-t-il du sens?

Voilà une histoire que j’ai trouvé très inspirante : l'histoire du pêcheur et de l’homme d’affaires ou « qu’est ce que j’y gagnerai ?«

Un jour, un pêcheur se reposait tranquillement sur une plage magnifique avec sa canne à pêche plantée dans le sable et sa ligne solitaire tendue dans une eau bleue magnifique. Il se prélassait dans la chaleur de l’après-midi et attendait d’attraper un poisson.

A ce moment là, un homme d’affaires vint sur la plage, essayant de décompresser de sa journée de travail stressante. Il remarqua alors le pêcheur assis sur la plage et décida de trouver pourquoi ce dernier pêchait au lieu d’aller travailler pour lui et sa famille.

« Vous n’allez pas attraper beaucoup de poissons de cette manière » dit l’homme d’affaires au pêcheur « vous devriez travailler au lieu de vous reposer sur la plage ».

Le pêcheur regarda l’homme d’affaires, sourit et lui répondit: « Et qu’est ce que j’y gagnerai? »

« Et bien, vous pouvez utiliser de plus grands filets et attrapez plus de poissons! » répliqua l’homme d’affaires.

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur, toujours souriant.

L’homme d’affaires répondit: « Vous feriez beaucoup d’argent et vous seriez en mesure d’acheter un bateau qui résulterait par de plus grosses prises de poissons ».

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur à nouveau.

 

L’homme d’affaires commença à être de plus en plus irrité par la question du pêcheur.

« Vous pouvez acheter un bateau encore plus gros, embaucher des gens qui travaillent pour vous » dit-il.

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répéta le pêcheur.

L’homme d’affaires se mit en colère « Ne comprenez-vous pas? Vous pouvez agrandir votre flotte de bateaux de pêche, parcourir le monde entier et laisser vos employés attraper du poisson pour vous! ».

Encore une fois, le pêcheur demanda, « Et qu’est ce que j’y gagnerai? »

L’homme d’affaires devint fou de rage et cria sur le pêcheur: « Ne comprenez vous pas que vous seriez si riche que vous n’auriez plus à travailler de votre vie! Vous pourriez alors passer le reste de votre vie assis sur la plage à regarder le coucher du soleil. Vous n’aurez plus à vous préoccuper du monde! ».

Le pêcheur, toujours souriant, le fixa, acquiesça et dit « Et à votre avis que suis-je en train de faire maintenant? »

Il regarda alors le coucher du soleil, avec sa ligne dans l’eau, sans se préoccuper du monde.

 

Histoire envoyée par David qui amène à la réfléxion

Quand j’ai lu cette histoire, j’ai eu envie de la partager avec vous!

Selon moi, cette histoire n’invite nullement à la paresse ou à l’oisiveté, ni à critiquer le travail, c’est une histoire qui pose d’abord la question de la finalité et du sens! Le pourquoi du comment! A quoi sert ce que je fais? Pourquoi je le fais?

On peut aussi s'emmerder et tourner en rond dans le plus bel atoll du pacifique, l'homme est complexe et plein de paradoxes, je pense que le plus grand bonheur  est la  rencontre avec Dieu qui seul peut combler le coeur de l'homme.

Cepandant cette hisroire est inspirante sur plusieurs points.

 

1°) POURQUOI FAIRE UN LONG DÉTOUR POUR ÊTRE HEUREUX?

Cette histoire soulève des questions: mais pourquoi prendre le chemin long? Pourquoi faire un détour? Pourquoi se compliquer la vie? Pourquoi attendre d’être heureux? En effet, parfois, nous pouvons perdre de vue la finalité et nous accrochons à des idées ou des images (« il faut être riche pour avoir réussi sa vie », certains diront même de posséder des montres, des voitures de marque spécifiques). Ainsi le pêcheur n’attend pas toute une vie pour faire ce qu’il peut déjà faire! Et surtout il suit son chemin et pas celui que les autres ont tracé pour lui.

Je repense donc au témoignage d’une jeune mère qui se rendait compte qu’elle passait son temps à gagner du temps, dans l’optique de passer plus de temps avec ses enfants et son mari. A ces moments là, contradiction, elle devenait indisponible à sa famille. Vivre simplement? En tous cas, toujours avoir la finalité à l’esprit!

 

2°) AVOIR PLUS, MAIS POURQUOI FAIRE?

L’homme d’affaires propose au pêcheur d’en avoir plus, mais pourquoi faire? Plus d’argent, plus de bien matériel? En avoir plus, est-ce une finalité ou juste un moyen? Un moyen et pour faire quoi? Par ses questions répétitives, le pêcheur permet de révéler la finalité, que nous confondons souvent avec les moyens. Alors moyens ou finalités? Parfois perdus entre ces deux notions, nous nous égarons et avançons à reculons.

 

3°) QU’EST CE QUI M’APPORTE RÉELLEMENT DU BONHEUR?

Le pêcheur se contente de sa plage, de son activité de pêche. Vivre simplement, c’est aussi savoir vivre dans le contentement*, de savoir se satisfaire de choses simples, petites (« Small is beautiful ») et disponibles (un sourire, un coucher de soleil, une belle plage, le plaisir d’attendre… sa famille, ses amis,… ), de s’accepter soi-même (« personne d’autres ne me dicte la manière dont je devrais être heureux»), de ne pas remettre son bonheur à des choses extérieures (la météo, le hasard, etc…).

« État d’une personne contentée, sentiment intérieur, profond et durable de celui qui a ses désirs comblés. Éprouver un grand, un profond, un entier contentement; un contentement intérieur, du cœur. »

 

4°) SAIS-JE RESPECTER QUELQU’UN DE DIFFÉRENT?

Dans cette histoire, l’homme d’affaires porte un préjugé sur le mode de vie du pêcheur qu’il estime moins « efficace », moins « technologique », moins « économique » … ce qui l’agace par ailleurs. Il aimerait que le pêcheur adopte son mode de vie qui lui semble « supérieur ». Cela n’est pas sans rappeler notre Histoire où certains ont imposé leur mode de vie par la force (symbolisé récemment par le film d'anaimation Avatar. Ainsi ont été victimes les peuples premiers de notre planète, car leur mode de vie a été considéré inférieur ou gênant alors qu’ils sont parfois bien plus « riches », plus « avancés », plus « développés » intérieurement en terme de sens, de sagesse, de spiritualité, de culture. Et si l’homme d’affaires se « contentait » que d’autres puissent vivre différemment?

Et vous, que vous inspire cette histoire?

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 08:10
Les chemtrails n'est pas une théorie de la conspiration mais pour ceux qui veulent approfondir scientifiquement le sujet commençer la lecture ce cette belle étude : Herndon, J.M.	 Evidence of Coal-Fly-Ash Toxic Chemical Geoengineering in the Troposphere: Consequences for Public Health. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 9375-9390.

Les chemtrails n'est pas une théorie de la conspiration mais pour ceux qui veulent approfondir scientifiquement le sujet commençer la lecture ce cette belle étude : Herndon, J.M. Evidence of Coal-Fly-Ash Toxic Chemical Geoengineering in the Troposphere: Consequences for Public Health. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 9375-9390.

Chaque jour, nous sommes arrosés de toutes sortes de "*substances" qui sont jetés sur la "toile" soit disant pour notre santé.

​* Ou informations

Comment chercher des "informations"de santé fiables sur internet?

 

Voici la Méthode en Six étapes utiliser par les scientifiques.

  • 1- Mots-clefs: réfléchir et mettre sur le papier quelques mots-clefs en anglais sur la question qui vous intéresse

  • 2- PubMed: chercher sur la base de données PubMed en testant plusieurs combinaisons de mots-clefs (ex "curcuma"- "cancer" ); ("chemtrail"-"barium"); ("resveratrol"-"longevité")

  • 3- Actualité: ne pas se jeter sur « la » publication la plus récente (en haut de page PubMed) : il n’y a pas de raison que « la dernière publi » soit mieux que les 100 précédentes !

  • 4- Revues: commencer par regarder les « Reviews » (lien en haut à droite de la page PubMed) en privilégiant les méta-analyses (metanalysis) et les journaux cotés (PLOs, JNCI, JAMA, NEJM, Lancet, Nature, Science, etc). Attention aussi aux études biasées. Yes, ça existe!

  • 5- Lire en entier: sélectionner ainsi 3 ou 4 articles de synthèse (= Reviews) d'après leur titre et leur abstract, écrits par des auteurs différents (chaque auteur a ses marottes et ses préjugés: moi aussi !). Si on ne lit que les résumés, on risque de "croire" la conclusion, alors qu'elle n'est peut-être pas démontrée par l'article complet. Donc rechercher ces 3-4 articles en «full text» pour les lire en entier: sur PubMed, certains articles sont indiqués Free Article ou Free-full-text (le lien est sousReviews, un autres lien sous chaque article Free article). L'article de vos rêves n'est pasFree article ? Cherchez-le aussi dans Google Scholar qui indexe toutes les Open Archives

  • 6- Enfin: Quand vous avez lu et compris quelques Revues (et fait un résumé en français pour vous-même), ensuite seulement, vous pouvez lire quelques articles récents sur PubMed. Pourquoi les lire ? C’est parce qu’il peut y avoir une publication importante très récente pas encore intégrée dans une revue de synthèse . Aussi car les journalistes (et donc « les gens ») ne voient QUE ce qui est nouveau : il faut donc être au courant de l'actualité, mais sans se laisser trop influencer. Pour la même raison, une fois que vous avez une base de connaissances établies grâces aux Revues scientifiques et validées, vous pouvez regarder quelques sites internet non scientifiques, surtout pour avoir une idée de ce que pensent « les gens », mais aussi pour trouver d'autres idées à tester par la méthode proposée ici.

  • C'est long: Oui, ça prend du temps.

    Toute autre approche conduit à soumettre son jugement à un-e autre : Cet autre peut être « sérieux » ou pas. OK si vous voulez avoir une vague idée sur une question secondaire. Mais ce n'est ni honnête ni intelligent s’il s'agit d’un point vital pour vous, ou de quelque chose que vous devez communiquer largement (émission de télévision, rédaction d'un article scientifique ou d'un livre pour le grand public).

 

Attention aussi, l'absence de preuves n'est pas une preuve d'absences 

(En effet, si vous tapez "Nouvel Ordre Mondial & malbouffe" dans PubMed et que vous ne trouvez rien, cela ne veut pas dire que ça n'existe pas, PubMed n'est pas la Bible non plus).

 

Après 30 ans de recherche scientifque, j'ai pû trouver beaucoup de compétences chez de nombreux chercheurs, scientifiques et quelques médecins en constante rechercheet remise en question. Dans l'ensemble, tous les ouvrages de  santé vendus à milliers d'exemplaire sont "médiatisés" et "féodés" par des nutritionnistes de l'agrobusiness et sont en générale médiocre et décevant.  Il est rare de trouver un livre intègre sur la santé bien construit qui démontre toute les interactions entre génétique, immunité, notre système endocrinien et neuronal. Tout est imbriqué et la nutrition seule n'est qu'un maillon, important mais insuffisant, surtout à notre époque. Dans les ouvrages de vulgarisation, on peut y trouver quelques conseils pour le néophyte, souvent les mêmes d'un livre à l'autre qui ne changerons pas fondamentalement ou peu notre vitalité durablement ou espérance de vie. 

La force pour toujours avançer consiste à comprendre que l'on ne sait pas grand chose face à cet univers et toujours se remettre en question. Le plus grand problème est que cette connaissance partielle amène certains à devenir de véritables montgolfières, plutôt d'amener leur petite pièce du puzzle avec d'autres pour le bien de tous.

Mon rêve qui est peut-être une "utopie", et l'ouverture un jour d'un centre avec diverses compétences destinées à la recherche sur l'homme, de sa santé et sa spiritualité, de son épanouissement par la réactivation des gènes de la survie, de l'empathie et de la résiliance. Sinon rendez-vous au paradis !

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:18
La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme
La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme

Voici une interprétation de la parabole du semeur de mon ami Ivsan

 

LES QUATRE CŒURS

La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme

LUC 84-15 · et aussi Mat 131-23 ou Marc 41-20
5 Un semeur sortit pour semer. Pendant qu’il répandait sa semence, des graines tombèrent le long du chemin où elles furent piétinées par les passants, et les oiseaux du ciel les mangèrent.

6 D’autres tombèrent sur de la pierre où elles n’avaient pas beaucoup de terre.
Elles levèrent aussitôt parce qu’elles ne trouvèrent pas un sol profond, et quand le soleil parut, elles brûlèrent et séchèrent, faute de racines.

7 D’autres graines tombèrent au milieu des ronces et des buissons d’épines.
Les épines poussèrent en même temps que les bons plants et les étouffèrent.
Aucune graine ne donna du fruit.

8 Une autre partie de la semence tomba dans la bonne terre,
et elle donna du fruit qui montait et croissait,rapportant trente, soixante, et cent pour une seule graine.

 

"Le chemin, les pierres, les buissons et l’humus. Tout lecteur de la parabole du Semeur reconnaît aisément ces quatre terrains où tombent les graines du semeur. Et tous les commentateurs sont persuadés que le Christ veut parler ici de quatre types de personnes, de quatre catégories d’auditeurs. Je me plais toutefois à ne voir là qu’un seul auditeur. Les quatre terrains sont en réalité les quatre cœurs de l’homme — d’un seul et même homme.

1 · Le Chemin : les graines sont piétinées par les passants et mangées par les oiseaux.

La première terre où tombe la semence est, d’un point de vue humain, la plus spirituelle. Elle est faite d’un asphalte noir, bien régulier, propre et plat, luisant et pur, consciencieusement élaboré et de haute technologie. Ce premier terrain en forme de boulevard est la position de l’homme parfaitement encadré par un code de conduite des plus moral. Fondu dans ce premier cœur, l’asphalte des Lois y trace un chemin sur lequel l’homo sapiens s’efforce d’étaler toute sa gloire. C’est le cœur de l’homme religieux, du sage ; là où les dieux de la Torah travaillent de concert avec les dieux de l’athéisme et de l’humanisme. Ces divinités, avatars de la pure Raison, planent au-dessus de la terre et gèrent notre réalité par leurs inflexibles Lois. C’est pourquoi lorsque l’Évangile est semé dans un tel cœur, aussitôt les Êtres-ailés de la logique scientifico-religieuse viennent dérober cette semence. « Quel est donc ce clown qui ose défier notre autorité ? » se demandent les majestueux volatiles. Ainsi ôtent-ils la semence du cœur de cet homme dont ils sont les maîtres. La parole de l’Évangile est selon eux bien trop bécasse et archaïque pour être reçue dans l’éminence d’un cœur qu’ils ont fait évoluer en lui injectant de hautes connaissances. Toute possibilité de quitter la grande route est de ce fait retirée à l’homme. C’est-à-dire toute possibilité d’entrer dans le doute — d’entrer dans la Foi.

Ce que les dieux ignorent, c’est que la semence de l’Évangile est dans un premier temps un feu jeté dans le cœur. Elle est en vérité une charrue qui commence son étrange labeur : retourner le cœur de l’homme, le labourer, contester les lois morales et scientifiques qui le régissent. Petit à petit le Semeur veut conduire l’homme dans un Autre monde. Là-bas, les dieux et les vérités retrouvent leur position de valets.

2 · Les Pierres : les graines germent aussitôt, mais, faute de terre, elles sèchent l’instant d’après.

C’est dans ce contexte que surgit le drame, l’épreuve, la chute – la chaleur suffocante du doute contre lequel l’individu s’était pourtant consciencieusement protégé. Le malheur vient à la rencontre de l’homme et le désespoir l’envahit. Quittant alors la route bétonnée du début, il aborde sondeuxième cœur. Là, en quête de solutions, il s’écarte du chemin des sages et ose rejoindre les endroits pierreux d’un discours nettement moins conformiste et systématique. Et c’est dans ce nouvel enthousiasme qu’il voit soudain la graine évangélique éclore en lui. Elle lui apporte l’espérance au milieu du bouleversement qui vient de le toucher – celle d’une sortie extraordinaire de l’épreuve. À genoux, les mains tendues vers le ciel, pleurant, chantant, louant le Dieu, voici notre homme au milieu du deuxième terrain : il est en train d’ouvrir son deuxième cœur.

L’Évangile vient de germer à une rapidité quasi-technologique qui rappelle la construction de la première route que notre homme croit pourtant avoir définitivement quittée. Quel est donc cet Évangile ? C’est l’Évangile de l’artifice, de l’immédiateté, de cette foi qui veut voir pour croire ; une foi qui n’est donc pas la foi. C’est l’Évangile qui ne tolère pas l’épreuve. Aussi a-t-il précisément été réécrit pour devenir une sorte de gri-gri anti-épreuve. Mais bien entendu, la réalité avec ses adversités ne recule pas devant les chimères et autres amulettes de ce genre… quand bien même on les baptise du noble nom du Nazaréen ! La chaleur suffocante des circonstances n’est en rien affectée ni intimidée par l’éclosion d’une vérité qui n’est qu’une pseudo-révélation. Bien au contraire, devant la déception, l’impuissance et l’espoir déchu, et tandis que la croyance s’évapore sous la chaleur, la fournaise est alors doublement ressentie par l’individu. En un rien de temps le bel enthousiasme pour l’extraordinaire brûlera. La spiritualité de ce cœur bienheureux va sécher sur place plus vite encore qu’elle n’a poussé.

3 · Les Buissons : les graines tombent au milieu des épines qui étouffent leur germination.

Que fera l’homme parvenu à ce stade ? Ou bien il retournera sur le ruban d’asphalte sécurisé et confortable – sur le premier terrain et dans son premier cœur – plus ou moins enrichi par cette épreuve et vaguement honteux d’un épisode qu’il jugera comme excentrique. Ou bien il persévèrera et accédera à son troisième cœur qui est le troisième terrain.

C’est ainsi que la charrue de l’Évangile progresse. Après avoir retourné le goudron, la semence a certes trouvé des pierres, mais aussi un peu de terre où la pousse était parvenue quelque peu à percer. Désormais le soc du semeur laboure plus profondément dans le cœur et il y découvre beaucoup plus de terre meuble pour y déposer ses graines. Hélas, cette terre est encore trop proche de la première route ; elle est encore trop influencée et polluée par la technologie des terrassiers de la morale, de l’ordre scientifique, de ce monothéisme vociférant ses lois du bien et du mal. Cette terre-là, ce cœur-là espère encore faire du semeur un Roi de ce monde : le troisième cœur exige lui aussi de la parole semée un résultat immédiat et un bonheur ici-bas comme preuve de la Toute-Puissance. Incapable de voir ce vers quoi l’Évangile le conduit, l’homme reste donc maladivement en souci du monde, de sa sécurité, de sa prospérité – de son Ego en somme.

Au cours de cette troisième étape spirituelle, et alors que la croyance semble trouver plus de racine et d’humidité pour s’épanouir, l’attitude commune de l’homme est généralement la suivante : construire une église, une synagogue, une mosquée, une université… et changer le monde ! Plus encore. On transforme les buissons épineux en fleurs religieuses et en couronnes pour orner la civilisation, car on se propose tout simplement au service de la Cité. C’est-à-dire qu’on travaille à enjoliver l’asphalte de l’éminence du premier terrain ; on s’efforce de plaire au premier cœur, de recevoir de lui et avec lui les biens que sait offrir la Terre des civilisés. On se bâtit un Messie à la mesure de l’homme, une idole en vérité, un Dieu qu’on peut vénérer sans se rendre sur les terres de l’impossible, c’est-à-dire sans devoir trouver un nouveau cœur – celui du quatrième terrain.

Ainsi la boucle est bouclée. L’homme de la parabole tourne en rond autour de ses trois cœurs où ce triptyque forme un jeu de miroirs, où chaque cœur est au service de l’autre pour simuler un effet de Progrès. Par un phénomène tantôt antagoniste tantôt auxiliaire, l’ensemble forme un tout cohérent et complémentaire qui produit le fameux processus d’évolution positive de l’homme. Les trois premiers cœurs de la parabole du Semeur sont un seul et même cœur : celui du terreux, celui de l’homo-sapiens pour qui le quatrième cœur reste inaccessible – cette dernière terre de la parabole où vivent les hommes qui ont brisé leurs cœurs glaiseux : qui ont brisé l’Adam.

4 · L’Humus : les graines trouvent une terre riche et bien préparée et la moisson est abondante.

C’est la terre-pas-encore-là. Incognito ici-bas et terre-de-là-bas, elle est l’Autre-homme et un miracle ; elle est cette moisson qui vient, cachée dans la Résurrection et à peine perceptible dans notre réalité.

Le quatrième terrain de la parabole du Semeur, c’est une autre identité. C’est la nature qui naît du Fils de l’homme. C’est cette nature qui a vu le « Non » de l’Évangile labourer toutes les possibilités humaines. Cette quatrième terre est pour l’homme de Foi son véritable cœur, tandis que les trois autres sont la continuelle tentation à rendre le Christ raisonnable et logique, la tentation à faire de Lui un co-bâtisseur des vérités éternelles qui règnent ici-bas de façon si inhumaine. C’est ainsi que l’homme de Foi est, du sein de son quatrième cœur, engagé dans une lutte impitoyable contre ce retour au religieux, au dogmatique, à l’ecclésiastique – contre les trois cœurs du terreux qui gisent encore en lui. Le fruit qu’il produit lors de ce combat est cette authentique spiritualité –entièrement donnée par le Semeur. Un fruit invisible qu’aucune balance ne peut peser ni aucune règle mesurer. Ce fruit-là sera découvert post-mortem, car il ne consiste ni en obéissance, ni en bonnes œuvres, ni en vertus, mais en l’impossible de la Résurrection.

Le poète allemand Rainer Maria Rilke – malgré son aversion pour le christianisme officiel – dit quelque part dans sa correspondance que sa tâche, en tant que poète, consiste à : transmettre à l’homme la familiarité que possède la mort avec les joies et les splendeurs les plus profondes de la vie. Il affirmait que la mort était « la complice de tout ce qui vit. »

Tel est bien le sens de la parabole du Semeur — Le Semeur sortit pour semer… et au fil de cette œuvre incompréhensible, il malmène sans complexe ni scrupule cette complicité logique qu’a la mort avec la vie. Son objectif ? C’est de labourer tes cœurs. Son objectif ? C’est de te tuer ! Aussi a-t-Il dit ailleurs : « Je suis la Résurrection et la Vie », lui qui est venu mettre à mort l'homme et engendrer le fils de l'homme. Car le quatrième terrain c’est cette terre de la Résurrection qu’ici-bas tu ne peux appréhender qu’incognito. C’est cetteidentité extraordinaire vers laquelle le Christ conduit celui qui l’aime… en lui ouvrant la mer rouge ! C’est-à-dire en lui donnant de dépasser, certes, et la Vie et la Mort… mais surtout, les vérités éternelles du grand-Un, de la raison, ces dieux qui ordonnent encore en notre monde et d’une main de fer ces deux Titans de la terre.

Les quatre terrains de la parabole du Semeur sont bien un seul et même cœur ; ils représentent le cheminement d’un homme que l’Esprit emploie à briser ses cœurs de terreux pour découvrir l’impossible cœur de chair que Dieu veut lui donner. Et si aujourd’hui te voilà au bout du bout de toutes tes terres, c’est que peut-être le Christ est en train de te faire entrer dans l’impossible de cette nouvelle vie, de ce quatrième cœur, de ce nouvel être que tu es en vérité et qu’Il ressuscitera un jour ; de ce cœur qui un jour sera rempli d’eau vive et de l’infini des possibles [1]… N’en vois-tu pas l’horizon ? N’en sens-tu pas les effluves ? Si comme moi tu te délectes de cet air-là, si toi aussi tu aimes à te plonger dans les ténèbres de la Foi, espérant qu’il te soit donné du ciel de persévérer jusqu’à la fin dans cet élan… c’est que probablement nous sommesfrères, unis par cet étrange labeur existentiel de l’Esprit. Dans une telle fratrie, tu l’as bien compris, l’Église n’est plus, elle qui gît au milieu des épines et sur les routes goudronnées des gens cultivés et sociables. Car dans une telle fratrie, tu l’as bien compris – tous sont akklésiastiques".

ivsan otets

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 13:40
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