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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:55
Reflexion d'un pêcheur

 

En ces temps de crise économique, financière, voire de crise systémique, se pose surtout la question du sens? Ce que je fais a-t-il du sens?

Voilà une histoire que j’ai trouvé très inspirante : l'histoire du pêcheur et de l’homme d’affaires ou « qu’est ce que j’y gagnerai ?«

Un jour, un pêcheur se reposait tranquillement sur une plage magnifique avec sa canne à pêche plantée dans le sable et sa ligne solitaire tendue dans une eau bleue magnifique. Il se prélassait dans la chaleur de l’après-midi et attendait d’attraper un poisson.

A ce moment là, un homme d’affaires vint sur la plage, essayant de décompresser de sa journée de travail stressante. Il remarqua alors le pêcheur assis sur la plage et décida de trouver pourquoi ce dernier pêchait au lieu d’aller travailler pour lui et sa famille.

« Vous n’allez pas attraper beaucoup de poissons de cette manière » dit l’homme d’affaires au pêcheur « vous devriez travailler au lieu de vous reposer sur la plage ».

Le pêcheur regarda l’homme d’affaires, sourit et lui répondit: « Et qu’est ce que j’y gagnerai? »

« Et bien, vous pouvez utiliser de plus grands filets et attrapez plus de poissons! » répliqua l’homme d’affaires.

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur, toujours souriant.

L’homme d’affaires répondit: « Vous feriez beaucoup d’argent et vous seriez en mesure d’acheter un bateau qui résulterait par de plus grosses prises de poissons ».

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur à nouveau.

 

L’homme d’affaires commença à être de plus en plus irrité par la question du pêcheur.

« Vous pouvez acheter un bateau encore plus gros, embaucher des gens qui travaillent pour vous » dit-il.

« Et qu’est ce que j’y gagnerai ? » répéta le pêcheur.

L’homme d’affaires se mit en colère « Ne comprenez-vous pas? Vous pouvez agrandir votre flotte de bateaux de pêche, parcourir le monde entier et laisser vos employés attraper du poisson pour vous! ».

Encore une fois, le pêcheur demanda, « Et qu’est ce que j’y gagnerai? »

L’homme d’affaires devint fou de rage et cria sur le pêcheur: « Ne comprenez vous pas que vous seriez si riche que vous n’auriez plus à travailler de votre vie! Vous pourriez alors passer le reste de votre vie assis sur la plage à regarder le coucher du soleil. Vous n’aurez plus à vous préoccuper du monde! ».

Le pêcheur, toujours souriant, le fixa, acquiesça et dit « Et à votre avis que suis-je en train de faire maintenant? »

Il regarda alors le coucher du soleil, avec sa ligne dans l’eau, sans se préoccuper du monde.

 

Histoire envoyée par David qui amène à la réfléxion

Quand j’ai lu cette histoire, j’ai eu envie de la partager avec vous!

Selon moi, cette histoire n’invite nullement à la paresse ou à l’oisiveté, ni à critiquer le travail, c’est une histoire qui pose d’abord la question de la finalité et du sens! Le pourquoi du comment! A quoi sert ce que je fais? Pourquoi je le fais?

On peut aussi s'emmerder et tourner en rond dans le plus bel atoll du pacifique, l'homme est complexe et plein de paradoxes, je pense que le plus grand bonheur  est la  rencontre avec Dieu qui seul peut combler le coeur de l'homme.

Cepandant cette hisroire est inspirante sur plusieurs points.

 

1°) POURQUOI FAIRE UN LONG DÉTOUR POUR ÊTRE HEUREUX?

Cette histoire soulève des questions: mais pourquoi prendre le chemin long? Pourquoi faire un détour? Pourquoi se compliquer la vie? Pourquoi attendre d’être heureux? En effet, parfois, nous pouvons perdre de vue la finalité et nous accrochons à des idées ou des images (« il faut être riche pour avoir réussi sa vie », certains diront même de posséder des montres, des voitures de marque spécifiques). Ainsi le pêcheur n’attend pas toute une vie pour faire ce qu’il peut déjà faire! Et surtout il suit son chemin et pas celui que les autres ont tracé pour lui.

Je repense donc au témoignage d’une jeune mère qui se rendait compte qu’elle passait son temps à gagner du temps, dans l’optique de passer plus de temps avec ses enfants et son mari. A ces moments là, contradiction, elle devenait indisponible à sa famille. Vivre simplement? En tous cas, toujours avoir la finalité à l’esprit!

 

2°) AVOIR PLUS, MAIS POURQUOI FAIRE?

L’homme d’affaires propose au pêcheur d’en avoir plus, mais pourquoi faire? Plus d’argent, plus de bien matériel? En avoir plus, est-ce une finalité ou juste un moyen? Un moyen et pour faire quoi? Par ses questions répétitives, le pêcheur permet de révéler la finalité, que nous confondons souvent avec les moyens. Alors moyens ou finalités? Parfois perdus entre ces deux notions, nous nous égarons et avançons à reculons.

 

3°) QU’EST CE QUI M’APPORTE RÉELLEMENT DU BONHEUR?

Le pêcheur se contente de sa plage, de son activité de pêche. Vivre simplement, c’est aussi savoir vivre dans le contentement*, de savoir se satisfaire de choses simples, petites (« Small is beautiful ») et disponibles (un sourire, un coucher de soleil, une belle plage, le plaisir d’attendre… sa famille, ses amis,… ), de s’accepter soi-même (« personne d’autres ne me dicte la manière dont je devrais être heureux»), de ne pas remettre son bonheur à des choses extérieures (la météo, le hasard, etc…).

« État d’une personne contentée, sentiment intérieur, profond et durable de celui qui a ses désirs comblés. Éprouver un grand, un profond, un entier contentement; un contentement intérieur, du cœur. »

 

4°) SAIS-JE RESPECTER QUELQU’UN DE DIFFÉRENT?

Dans cette histoire, l’homme d’affaires porte un préjugé sur le mode de vie du pêcheur qu’il estime moins « efficace », moins « technologique », moins « économique » … ce qui l’agace par ailleurs. Il aimerait que le pêcheur adopte son mode de vie qui lui semble « supérieur ». Cela n’est pas sans rappeler notre Histoire où certains ont imposé leur mode de vie par la force (symbolisé récemment par le film d'anaimation Avatar. Ainsi ont été victimes les peuples premiers de notre planète, car leur mode de vie a été considéré inférieur ou gênant alors qu’ils sont parfois bien plus « riches », plus « avancés », plus « développés » intérieurement en terme de sens, de sagesse, de spiritualité, de culture. Et si l’homme d’affaires se « contentait » que d’autres puissent vivre différemment?

Et vous, que vous inspire cette histoire?

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 08:10
Les chemtrails n'est pas une théorie de la conspiration mais pour ceux qui veulent approfondir scientifiquement le sujet commençer la lecture ce cette belle étude : Herndon, J.M.	 Evidence of Coal-Fly-Ash Toxic Chemical Geoengineering in the Troposphere: Consequences for Public Health. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 9375-9390.

Les chemtrails n'est pas une théorie de la conspiration mais pour ceux qui veulent approfondir scientifiquement le sujet commençer la lecture ce cette belle étude : Herndon, J.M. Evidence of Coal-Fly-Ash Toxic Chemical Geoengineering in the Troposphere: Consequences for Public Health. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 9375-9390.

Chaque jour, nous sommes arrosés de toutes sortes de "*substances" qui sont jetés sur la "toile" soit disant pour notre santé.

​* Ou informations

Comment chercher des "informations"de santé fiables sur internet?

 

Voici la Méthode en Six étapes utiliser par les scientifiques.

  • 1- Mots-clefs: réfléchir et mettre sur le papier quelques mots-clefs en anglais sur la question qui vous intéresse

  • 2- PubMed: chercher sur la base de données PubMed en testant plusieurs combinaisons de mots-clefs (ex "curcuma"- "cancer" ); ("chemtrail"-"barium"); ("resveratrol"-"longevité")

  • 3- Actualité: ne pas se jeter sur « la » publication la plus récente (en haut de page PubMed) : il n’y a pas de raison que « la dernière publi » soit mieux que les 100 précédentes !

  • 4- Revues: commencer par regarder les « Reviews » (lien en haut à droite de la page PubMed) en privilégiant les méta-analyses (metanalysis) et les journaux cotés (PLOs, JNCI, JAMA, NEJM, Lancet, Nature, Science, etc). Attention aussi aux études biasées. Yes, ça existe!

  • 5- Lire en entier: sélectionner ainsi 3 ou 4 articles de synthèse (= Reviews) d'après leur titre et leur abstract, écrits par des auteurs différents (chaque auteur a ses marottes et ses préjugés: moi aussi !). Si on ne lit que les résumés, on risque de "croire" la conclusion, alors qu'elle n'est peut-être pas démontrée par l'article complet. Donc rechercher ces 3-4 articles en «full text» pour les lire en entier: sur PubMed, certains articles sont indiqués Free Article ou Free-full-text (le lien est sousReviews, un autres lien sous chaque article Free article). L'article de vos rêves n'est pasFree article ? Cherchez-le aussi dans Google Scholar qui indexe toutes les Open Archives

  • 6- Enfin: Quand vous avez lu et compris quelques Revues (et fait un résumé en français pour vous-même), ensuite seulement, vous pouvez lire quelques articles récents sur PubMed. Pourquoi les lire ? C’est parce qu’il peut y avoir une publication importante très récente pas encore intégrée dans une revue de synthèse . Aussi car les journalistes (et donc « les gens ») ne voient QUE ce qui est nouveau : il faut donc être au courant de l'actualité, mais sans se laisser trop influencer. Pour la même raison, une fois que vous avez une base de connaissances établies grâces aux Revues scientifiques et validées, vous pouvez regarder quelques sites internet non scientifiques, surtout pour avoir une idée de ce que pensent « les gens », mais aussi pour trouver d'autres idées à tester par la méthode proposée ici.

  • C'est long: Oui, ça prend du temps.

    Toute autre approche conduit à soumettre son jugement à un-e autre : Cet autre peut être « sérieux » ou pas. OK si vous voulez avoir une vague idée sur une question secondaire. Mais ce n'est ni honnête ni intelligent s’il s'agit d’un point vital pour vous, ou de quelque chose que vous devez communiquer largement (émission de télévision, rédaction d'un article scientifique ou d'un livre pour le grand public).

 

Attention aussi, l'absence de preuves n'est pas une preuve d'absences 

(En effet, si vous tapez "Nouvel Ordre Mondial & malbouffe" dans PubMed et que vous ne trouvez rien, cela ne veut pas dire que ça n'existe pas, PubMed n'est pas la Bible non plus).

 

Après 30 ans de recherche scientifque, j'ai pû trouver beaucoup de compétences chez de nombreux chercheurs, scientifiques et quelques médecins en constante rechercheet remise en question. Dans l'ensemble, tous les ouvrages de  santé vendus à milliers d'exemplaire sont "médiatisés" et "féodés" par des nutritionnistes de l'agrobusiness et sont en générale médiocre et décevant.  Il est rare de trouver un livre intègre sur la santé bien construit qui démontre toute les interactions entre génétique, immunité, notre système endocrinien et neuronal. Tout est imbriqué et la nutrition seule n'est qu'un maillon, important mais insuffisant, surtout à notre époque. Dans les ouvrages de vulgarisation, on peut y trouver quelques conseils pour le néophyte, souvent les mêmes d'un livre à l'autre qui ne changerons pas fondamentalement ou peu notre vitalité durablement ou espérance de vie. 

La force pour toujours avançer consiste à comprendre que l'on ne sait pas grand chose face à cet univers et toujours se remettre en question. Le plus grand problème est que cette connaissance partielle amène certains à devenir de véritables montgolfières, plutôt d'amener leur petite pièce du puzzle avec d'autres pour le bien de tous.

Mon rêve qui est peut-être une "utopie", et l'ouverture un jour d'un centre avec diverses compétences destinées à la recherche sur l'homme, de sa santé et sa spiritualité, de son épanouissement par la réactivation des gènes de la survie, de l'empathie et de la résiliance. Sinon rendez-vous au paradis !

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:18
La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme
La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme

Voici une interprétation de la parabole du semeur de mon ami Ivsan

 

LES QUATRE CŒURS

La parabole du semeur comme cheminement d’un seul homme

LUC 84-15 · et aussi Mat 131-23 ou Marc 41-20
5 Un semeur sortit pour semer. Pendant qu’il répandait sa semence, des graines tombèrent le long du chemin où elles furent piétinées par les passants, et les oiseaux du ciel les mangèrent.

6 D’autres tombèrent sur de la pierre où elles n’avaient pas beaucoup de terre.
Elles levèrent aussitôt parce qu’elles ne trouvèrent pas un sol profond, et quand le soleil parut, elles brûlèrent et séchèrent, faute de racines.

7 D’autres graines tombèrent au milieu des ronces et des buissons d’épines.
Les épines poussèrent en même temps que les bons plants et les étouffèrent.
Aucune graine ne donna du fruit.

8 Une autre partie de la semence tomba dans la bonne terre,
et elle donna du fruit qui montait et croissait,rapportant trente, soixante, et cent pour une seule graine.

 

"Le chemin, les pierres, les buissons et l’humus. Tout lecteur de la parabole du Semeur reconnaît aisément ces quatre terrains où tombent les graines du semeur. Et tous les commentateurs sont persuadés que le Christ veut parler ici de quatre types de personnes, de quatre catégories d’auditeurs. Je me plais toutefois à ne voir là qu’un seul auditeur. Les quatre terrains sont en réalité les quatre cœurs de l’homme — d’un seul et même homme.

1 · Le Chemin : les graines sont piétinées par les passants et mangées par les oiseaux.

La première terre où tombe la semence est, d’un point de vue humain, la plus spirituelle. Elle est faite d’un asphalte noir, bien régulier, propre et plat, luisant et pur, consciencieusement élaboré et de haute technologie. Ce premier terrain en forme de boulevard est la position de l’homme parfaitement encadré par un code de conduite des plus moral. Fondu dans ce premier cœur, l’asphalte des Lois y trace un chemin sur lequel l’homo sapiens s’efforce d’étaler toute sa gloire. C’est le cœur de l’homme religieux, du sage ; là où les dieux de la Torah travaillent de concert avec les dieux de l’athéisme et de l’humanisme. Ces divinités, avatars de la pure Raison, planent au-dessus de la terre et gèrent notre réalité par leurs inflexibles Lois. C’est pourquoi lorsque l’Évangile est semé dans un tel cœur, aussitôt les Êtres-ailés de la logique scientifico-religieuse viennent dérober cette semence. « Quel est donc ce clown qui ose défier notre autorité ? » se demandent les majestueux volatiles. Ainsi ôtent-ils la semence du cœur de cet homme dont ils sont les maîtres. La parole de l’Évangile est selon eux bien trop bécasse et archaïque pour être reçue dans l’éminence d’un cœur qu’ils ont fait évoluer en lui injectant de hautes connaissances. Toute possibilité de quitter la grande route est de ce fait retirée à l’homme. C’est-à-dire toute possibilité d’entrer dans le doute — d’entrer dans la Foi.

Ce que les dieux ignorent, c’est que la semence de l’Évangile est dans un premier temps un feu jeté dans le cœur. Elle est en vérité une charrue qui commence son étrange labeur : retourner le cœur de l’homme, le labourer, contester les lois morales et scientifiques qui le régissent. Petit à petit le Semeur veut conduire l’homme dans un Autre monde. Là-bas, les dieux et les vérités retrouvent leur position de valets.

2 · Les Pierres : les graines germent aussitôt, mais, faute de terre, elles sèchent l’instant d’après.

C’est dans ce contexte que surgit le drame, l’épreuve, la chute – la chaleur suffocante du doute contre lequel l’individu s’était pourtant consciencieusement protégé. Le malheur vient à la rencontre de l’homme et le désespoir l’envahit. Quittant alors la route bétonnée du début, il aborde sondeuxième cœur. Là, en quête de solutions, il s’écarte du chemin des sages et ose rejoindre les endroits pierreux d’un discours nettement moins conformiste et systématique. Et c’est dans ce nouvel enthousiasme qu’il voit soudain la graine évangélique éclore en lui. Elle lui apporte l’espérance au milieu du bouleversement qui vient de le toucher – celle d’une sortie extraordinaire de l’épreuve. À genoux, les mains tendues vers le ciel, pleurant, chantant, louant le Dieu, voici notre homme au milieu du deuxième terrain : il est en train d’ouvrir son deuxième cœur.

L’Évangile vient de germer à une rapidité quasi-technologique qui rappelle la construction de la première route que notre homme croit pourtant avoir définitivement quittée. Quel est donc cet Évangile ? C’est l’Évangile de l’artifice, de l’immédiateté, de cette foi qui veut voir pour croire ; une foi qui n’est donc pas la foi. C’est l’Évangile qui ne tolère pas l’épreuve. Aussi a-t-il précisément été réécrit pour devenir une sorte de gri-gri anti-épreuve. Mais bien entendu, la réalité avec ses adversités ne recule pas devant les chimères et autres amulettes de ce genre… quand bien même on les baptise du noble nom du Nazaréen ! La chaleur suffocante des circonstances n’est en rien affectée ni intimidée par l’éclosion d’une vérité qui n’est qu’une pseudo-révélation. Bien au contraire, devant la déception, l’impuissance et l’espoir déchu, et tandis que la croyance s’évapore sous la chaleur, la fournaise est alors doublement ressentie par l’individu. En un rien de temps le bel enthousiasme pour l’extraordinaire brûlera. La spiritualité de ce cœur bienheureux va sécher sur place plus vite encore qu’elle n’a poussé.

3 · Les Buissons : les graines tombent au milieu des épines qui étouffent leur germination.

Que fera l’homme parvenu à ce stade ? Ou bien il retournera sur le ruban d’asphalte sécurisé et confortable – sur le premier terrain et dans son premier cœur – plus ou moins enrichi par cette épreuve et vaguement honteux d’un épisode qu’il jugera comme excentrique. Ou bien il persévèrera et accédera à son troisième cœur qui est le troisième terrain.

C’est ainsi que la charrue de l’Évangile progresse. Après avoir retourné le goudron, la semence a certes trouvé des pierres, mais aussi un peu de terre où la pousse était parvenue quelque peu à percer. Désormais le soc du semeur laboure plus profondément dans le cœur et il y découvre beaucoup plus de terre meuble pour y déposer ses graines. Hélas, cette terre est encore trop proche de la première route ; elle est encore trop influencée et polluée par la technologie des terrassiers de la morale, de l’ordre scientifique, de ce monothéisme vociférant ses lois du bien et du mal. Cette terre-là, ce cœur-là espère encore faire du semeur un Roi de ce monde : le troisième cœur exige lui aussi de la parole semée un résultat immédiat et un bonheur ici-bas comme preuve de la Toute-Puissance. Incapable de voir ce vers quoi l’Évangile le conduit, l’homme reste donc maladivement en souci du monde, de sa sécurité, de sa prospérité – de son Ego en somme.

Au cours de cette troisième étape spirituelle, et alors que la croyance semble trouver plus de racine et d’humidité pour s’épanouir, l’attitude commune de l’homme est généralement la suivante : construire une église, une synagogue, une mosquée, une université… et changer le monde ! Plus encore. On transforme les buissons épineux en fleurs religieuses et en couronnes pour orner la civilisation, car on se propose tout simplement au service de la Cité. C’est-à-dire qu’on travaille à enjoliver l’asphalte de l’éminence du premier terrain ; on s’efforce de plaire au premier cœur, de recevoir de lui et avec lui les biens que sait offrir la Terre des civilisés. On se bâtit un Messie à la mesure de l’homme, une idole en vérité, un Dieu qu’on peut vénérer sans se rendre sur les terres de l’impossible, c’est-à-dire sans devoir trouver un nouveau cœur – celui du quatrième terrain.

Ainsi la boucle est bouclée. L’homme de la parabole tourne en rond autour de ses trois cœurs où ce triptyque forme un jeu de miroirs, où chaque cœur est au service de l’autre pour simuler un effet de Progrès. Par un phénomène tantôt antagoniste tantôt auxiliaire, l’ensemble forme un tout cohérent et complémentaire qui produit le fameux processus d’évolution positive de l’homme. Les trois premiers cœurs de la parabole du Semeur sont un seul et même cœur : celui du terreux, celui de l’homo-sapiens pour qui le quatrième cœur reste inaccessible – cette dernière terre de la parabole où vivent les hommes qui ont brisé leurs cœurs glaiseux : qui ont brisé l’Adam.

4 · L’Humus : les graines trouvent une terre riche et bien préparée et la moisson est abondante.

C’est la terre-pas-encore-là. Incognito ici-bas et terre-de-là-bas, elle est l’Autre-homme et un miracle ; elle est cette moisson qui vient, cachée dans la Résurrection et à peine perceptible dans notre réalité.

Le quatrième terrain de la parabole du Semeur, c’est une autre identité. C’est la nature qui naît du Fils de l’homme. C’est cette nature qui a vu le « Non » de l’Évangile labourer toutes les possibilités humaines. Cette quatrième terre est pour l’homme de Foi son véritable cœur, tandis que les trois autres sont la continuelle tentation à rendre le Christ raisonnable et logique, la tentation à faire de Lui un co-bâtisseur des vérités éternelles qui règnent ici-bas de façon si inhumaine. C’est ainsi que l’homme de Foi est, du sein de son quatrième cœur, engagé dans une lutte impitoyable contre ce retour au religieux, au dogmatique, à l’ecclésiastique – contre les trois cœurs du terreux qui gisent encore en lui. Le fruit qu’il produit lors de ce combat est cette authentique spiritualité –entièrement donnée par le Semeur. Un fruit invisible qu’aucune balance ne peut peser ni aucune règle mesurer. Ce fruit-là sera découvert post-mortem, car il ne consiste ni en obéissance, ni en bonnes œuvres, ni en vertus, mais en l’impossible de la Résurrection.

Le poète allemand Rainer Maria Rilke – malgré son aversion pour le christianisme officiel – dit quelque part dans sa correspondance que sa tâche, en tant que poète, consiste à : transmettre à l’homme la familiarité que possède la mort avec les joies et les splendeurs les plus profondes de la vie. Il affirmait que la mort était « la complice de tout ce qui vit. »

Tel est bien le sens de la parabole du Semeur — Le Semeur sortit pour semer… et au fil de cette œuvre incompréhensible, il malmène sans complexe ni scrupule cette complicité logique qu’a la mort avec la vie. Son objectif ? C’est de labourer tes cœurs. Son objectif ? C’est de te tuer ! Aussi a-t-Il dit ailleurs : « Je suis la Résurrection et la Vie », lui qui est venu mettre à mort l'homme et engendrer le fils de l'homme. Car le quatrième terrain c’est cette terre de la Résurrection qu’ici-bas tu ne peux appréhender qu’incognito. C’est cetteidentité extraordinaire vers laquelle le Christ conduit celui qui l’aime… en lui ouvrant la mer rouge ! C’est-à-dire en lui donnant de dépasser, certes, et la Vie et la Mort… mais surtout, les vérités éternelles du grand-Un, de la raison, ces dieux qui ordonnent encore en notre monde et d’une main de fer ces deux Titans de la terre.

Les quatre terrains de la parabole du Semeur sont bien un seul et même cœur ; ils représentent le cheminement d’un homme que l’Esprit emploie à briser ses cœurs de terreux pour découvrir l’impossible cœur de chair que Dieu veut lui donner. Et si aujourd’hui te voilà au bout du bout de toutes tes terres, c’est que peut-être le Christ est en train de te faire entrer dans l’impossible de cette nouvelle vie, de ce quatrième cœur, de ce nouvel être que tu es en vérité et qu’Il ressuscitera un jour ; de ce cœur qui un jour sera rempli d’eau vive et de l’infini des possibles [1]… N’en vois-tu pas l’horizon ? N’en sens-tu pas les effluves ? Si comme moi tu te délectes de cet air-là, si toi aussi tu aimes à te plonger dans les ténèbres de la Foi, espérant qu’il te soit donné du ciel de persévérer jusqu’à la fin dans cet élan… c’est que probablement nous sommesfrères, unis par cet étrange labeur existentiel de l’Esprit. Dans une telle fratrie, tu l’as bien compris, l’Église n’est plus, elle qui gît au milieu des épines et sur les routes goudronnées des gens cultivés et sociables. Car dans une telle fratrie, tu l’as bien compris – tous sont akklésiastiques".

ivsan otets

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 13:40
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 15:45

"La chenille devient une chrysalide et habite longtemps un petit monde paisible et tiède. Si elle disposait d'une conscience analogue à celle de l'homme, elle dirait peut-être que son monde est le meilleur des mondes et même le seul possible. Mais le temps et on ne sait quelle force inconnue l'obligent à accomplir un obscur travail de destruction. Si les autres chenilles pouvaient voir la besogne dangereuse qu'elle effectue, elles seraient certainement profondément indignées, diraient de la téméraire qu'elle est immorale et athée, parleraient de son pessimisme, de son scepticisme et d'autres choses de ce genre. Détruire ce qui a coûté tant de travail pour être édifié ! Et puis, que manque-t-il donc à ce monde bien achevé, tiède et si commode ? Pour le défendre, il faut imaginer une morale et une théorie idéaliste de la connaissance. Et personne ne se préoccupe de ce que la chenille a des ailes ; nul ne songe qu'ayant rongé son vieux berceau, elle ira, papillon léger et rutilant, voler librement à travers le monde.
Les ailes, c'est le mysticisme. Les tourments rongeurs et les craintes, - c'est la réalité. Ceux qui les ont fait naître en nous, sont passibles de la torture et de la mort. Il existe suffisamment de prisons et de bourreaux volontaires dans le monde ; les livres, en majorité, sont des prisons aussi, et les grands écrivains ont été parfois des bourreaux."
Aphorisme XLIX de Sur les confins de la vie, Apothéose du déracinement. Léon Chestov

La chenille devient une chrysalide
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 08:19

Salieri, dit Pouchkine, vérifiait l'harmonie par l'algèbre, mais il n'a pas été donné à lui de "créer", et 's étonnait, il s' indignait même que Mozart, qui ne s'occupait pas de cette vérification, entendit des chants célestes que lui, Salieri, ne parvenait à entendre. Son indignation n'était elle pas justifiée?

Dès cette vie déjà "le fêtard oisif" est admis sous le porche du paradis, tandis que le travailleur honnête et consciencieux est laissé à l'extérieur et attend en vain d'être appelé.

Mais il est dit dans un livre ancien, "les voies de Dieu sont impénétrables." Il fut un temps où les hommes le comprenaient, où ils comprennaient que la route qui mène à la Terre promise ne se révèle pas à celui qui teste l'harmonie par l'algèbre, à celui en générale qui "vérifie". Abraham partit sans savoir où il allait. S'il s'était mis à "vérifier" il ne serait jamais parvenu à la Terre Promise. C 'est donc que les vérifications, les regards jetés en arrière, la "lumière" du savoir, ne ne sont pas toujours ce qu'il ya de mieux, contrairement à ce que l'on nous enseigne

Léon Chestov

La lumière du savoir
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 12:21

Posons-nous la question : comment se fait-il que dans les époques précédant le XXIème siècle,la plupart des humains,hommes,femmes,enfants et vieillards confondus,même s’ils n’avaient point le bénéfice de la médecine moderne,étaient toutefois d’une santé florissante,même si elle était courte en longévité ? Evidemment,les grands maux,les maladies dues aux agressions extérieures,la peste,le choléra,les maladies infectieuses, etc cétaient toutefois plus dues à l’ignorance des humains, qu’à un défaut de santé proprement dit. La plupart des êtres vivants de ces époques en général, et des athlètes en particulier, athlètes guerriers formés et endurcis, tenaient une forme exceptionnelle par rapport aux critères de notre époque.

suite....

De Sparte à Superman
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 08:28

La navigatrice qui a perdu la vie le 9 mars dernier dans l'accident d'hélicoptère avec 9 autres personnes lors d'un tournage pour TF1 était croyante.

Selon le Père Michel Jaouen, navigateur et ami de longue date, Florence Arthaud parlait peu de sa foi car " quand on a la foi, on a pas besoin d'en parler"

Mais lors d' un entretien à la revue « La Protection des animaux » en septembre 2012, Florence Arthaud avait déclaré : « Je suis croyante et cela vaut mieux quand on navigue en solitaire… À qui d’autre parler dans les moments difficiles à la barre d’un bateau ? Je n’ai pas assez de courage ou de raison pour ne pas être croyante. Mon idole, c’est Jésus… »

En 2011, elle avait échappé à la mort par miracle après être tombée de son bateau en pleine mer .

Elle avait alors déclaré : " Ce n'était pas mon jour, il y a eu de vrais miracles"

J'ai rencontré Florance Arthaud il y a 20 ans à Mooréa, je me souviens de nos conversations sur divers sujets.

Une parole de Jésus me vient pour cette femme :

« Moi, je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi, ne mourra jamais ».

Florance Arthaud et sa foi en Dieu
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 11:29

80 % de nos maladies sont liées à notre environnement

il s'agit souvent d'interactions entre facteurs biologiques individuels (prédisposition, pathologies...) et facteurs environnementaux (habitudes alimentaires, mode de vie, prise de médicaments, exposition aux agents déclenchants tels que toxines, produits chimiques ...).

 

 

 

 

Pourquoi faut-il prendre sa santé en main ?
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 10:43

Le sujet de ma conférence est principalement la recherche des causes des divers cancers mais surtout l'aspect physiologique et signalisations responsables des divers cancers.

– L'importance dans le cancer de la gestion glucose/insuline, de l'inflammation et des facteurs de croissance IGF-1 & mTOR. Cependant, lutter contre ces phénomèmes restent insuffisant. Pourquoi ?

Un autre point important, aussi qui revient d'actualiter et que la plupart des cancers semblent être dépendants de l’effet Warburg ;

– leur agressivité est corrélée à la consommation en glucose ;

– les cellules différenciées quiescentes n’utilisent pas la glycolyse aérobie ;

– les points decontrôle métabo liques de la glycolyse aérobie semblent être spécifiques (PK-M2) ;

– l’effet Warburg semble être un mécanisme irréversible au cours de la carcinogenèse.

 

LES AUTRES INTERVENANTS

Pedro Bastos, excellente présentation sur le blé, céréales et le lien avec le cancer) ainsi que Dana Flavin, grande spécialiste du cancer U.S qui a démontré des matières alternatives dans le trâitement de certains cancers.

 

Hello Bruno,

I look forward to reading some of your articles. Your talk was excellent.

My best regards,

Dana

Docteur Dana Flavin : directrice de la recherche médicale à la Foundation for Collaborative Medicine and Research à Greenwich, Connecticut, États-Unis. Son expertise se base sur plusieurs brevets de nouvelles thérapies pour des maladies virales, des maladies auto-immunes et le cancer.

 

Congrès International sur le cancer (conférence Paris)
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  • : Le blog de Bruno Lacroix
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