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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:22

Les lois naturelles et leur immuabilité, les vérités et leurs évidences ne sont peut-être qu’une suggestion, une suggestion pareille à celle que subit un coq, si l’on trace autour de lui un trait à la craie. Le coq ne pourra sorti de ce cercle, comme s’il s’agissait d’un mur et non d’une ligne. Si le coq savait raisonner et exprimer ses pensées en paroles, il aurait créé une théorie de la connaissance, disserterait sur les évidences et considérerait le trait de craie comme la limite de l’expérience possible. Il faut donc lutter contre les principes de la connaissance scientifique, non plus au moyen d’arguments, mais en employant d’autres armes. Les arguments pouvaient servir tant que nous admettions les prémisses dont ils découlaient, mais puisque nous n’y croyons plus, il faut chercher autre chose. (p. 41)

On pourrait dire de même que pas un parmi les savants influents (historiens, botanistes, géologues) ne se contente de citer des faits, mais que tous se réfèrent à l’autorité de la raison. Même Jésus, pour se faire entendre, se voyait obligé d’invoquer l’Écriture ; les premiers chrétiens et Luther étaient dans l’obligation d’agir de même. Si l’historien Harnack avait parlé ainsi, le fait qu’il signale aurait acquis une toute autre signification. Il serait alors apparu brusquement que les hommes n’ont jamais pu admettre la foi de Jésus, ni même celle de Luther, qu’il est impossible d’enseigner la foi, que la foi ne peut agir, c’est-à-dire déterminer les événements historiques, que ce que les hommes, la conscience commune appellent « foi puissante » ne ressemble aucunement à cette foi que possédaient Jésus et même Luther, mais se réduit à un ensemble de règles, de principes, auxquels tous obéissent et que tous vénèrent parce que personne ne sait d’où ils proviennent, et, qu’enfin, les hommes n’ont nullement besoin de cette foi, mais qu’ils aspirent à l’autorité et à l’ordre, lequel ordre apparaît d’autant plus immuable que son origine est incompréhensible. Ainsi les hommes croient à la raison, à la science, et considèrent que le châtiment ne menace que ceux qui méprisent la raison et la science.

Extrait des « Révélations de la mort » de Chestov

Foi, raison & science
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:43

Commment retrouver énergie, santé, longévité à travers la restauration de l’axe hypothalamo‐hypophyso-surrénalien ?

Bruno Lacroix

Samedi 8 février 2014 – Limelette

Pratiquement chaque élément à l’intérieur de notre corps est régulé par les hormones. Ce sont les molécules biologiques les plus puissantes connues de la science. Les hormones exercent leur influence sur la composition de notre corps, l’énergie, le vieillissement et nos comportements. Beaucoup de nos hormones ont un effet favorable sur la composition de notre corps, d’autres ont un effet positif sur l’énergie, le vieillissement, la santé, les performances sexuelles/fonctions de reproduction. D’autres hormones ont des effets permissifs, d’inter-régulation comme l’insuline et le cortisol.

Cependant, les agents stressants chroniques et insidieux de notre époque tel que la vitesse, la compétition, l'environnement dénaturé (béton, bruit, éclairage artificiel, pollution) et l’excès de stimulation psychique (informations médiatiques et communications téléphoniques), la pression de nos relations de travail, mais aussi la malbouffe, les carences micro-nutritionnelles apporte une surcharge de stress qui amplifie nos émotions, altère la physiologie de nos organes, perturbe notre intégrité biologique, bouleverse notre homéostasie physiologique jusqu’ à diminuer notre espérance de vie. Le stress chronique est problématique car il submerge notre capacité de défense. Le but de cette conférence est de montrer scientifiquement qu’elle est le lien commun entre ces pathologies métaboliques mais aussi comment la gestion de l’axe du stress hypothalamus/hypophyse/surrénale est crucial pour éviter mais aussi pour guérir de ces maladies modernes. Il est impossible d’améliorer notre qualité et notre espérance de vie sans la gestion cette axe.

Conférencier: Bruno Lacroix: Physiologiste, expert en nutrition & micro-nutrition

Conference sur la charge allostatique du stress
Conference sur la charge allostatique du stress
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:32

Dieu a voulu racheter les hommes, et ouvrir le salut à ceux qui le chercheraient. Mais les hommes s’en rendent si indignes, qu’il est juste qu’il refuse à quelques-uns à cause de leur endurcissement ce qu’il accorde aux autres par une miséricorde qui ne leur est pas due. S’il eût voulu surmonter l’obstination des plus endurcis, il l’eût pu, en se découvrant si manifestement à eux, qu’ils n’eussent pu douter de la vérité de son existence, et c’est ainsi qu’il paraîtra au dernier jour, avec un tel éclat de foudres, et un tel renversement de la nature, que les aveugles le verront.

Ce n’est pas en cette sorte qu’il a voulu paraître dans son avènement de douceur ; parce que tant d’hommes se rendant indignes de sa clémence, il a voulu les laisser dans la privation du bien qu’ils ne veulent pas. Il n’était donc pas juste qu’il parût d’une manière manifestement divine, et absolument capable de convaincre tous les hommes ; mais il n’était pas juste aussi qu’il vînt d’une manière si cachée qu’il ne pût être reconnu de ceux qui le chercheraient sincèrement. Il a voulu se rendre parfaitement connaissable à ceux-là : et ainsi voulant paraître à découvert à ceux qui le cherchent de tout leur cœur, et caché à ceux qui le fuient de tout leur cœur, il tempère sa connaissance, en sorte qu’il a donné des marques de soi visibles à ceux qui le cherchent, et obscures à ceux qui ne le cherchent pas.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 11:10

Darwin et la Bible — La Bible nous raconte la chute du premier homme, Adam.

Vous croyez que ce n’est qu’une invention de Juifs ignorants ? Vous croyez que

l’invention du savant anglais est plus proche de la vérité et que l’homme descend

du singe ? Eh bien, permettez-moi de vous dire que les Juifs étaient plus près de la

vérité, qu’ils étaient même très près de la vérité. Vous me demanderez peut-être

pourquoi je prends avec une telle assurance le parti des Juifs ?

Aurais-je assisté à la création du monde ? Aurais-je vu Eve manger la pomme et la

tendre à Adam ? Je n’y étais pas certainement, et je n’ai rien vu. Et je ne dispose

même pas de ces preuves morales qu’invoque Kant pour la défense de ses postulats.

En général, je n’ai pas de preuves du tout, mais je pense qu’en des cas semblables,

les preuves sont un lest inutile et même fort gênant. Essayez d’admettre, si vous

en êtes capables, qu’en certains cas on peut, on doit se passer de preuves et regar-

der un peu l’homme, écoutez l’homme. Ne distingue-t-on pas encore maintenant

ces feuilles de vigne sous lesquelles il cacha sa nudité lorsque soudain il ressentit

l’horreur de sa chute ? Et cette angoisse perpétuelle, cette soif inextinguible ! Il est

ridicule de dire que les hommes n’ont jamais pu trouver sur terre ce dont ils avaient

besoin. Ils cherchent douloureusement, et ne trouvent rien, même ceux qui sont

considérés comme des maîtres, des guides. Quel art ils doivent déployer pour se

donner l’aspect de ceux qui ont trouvé ! Et pour finir, ils ne parviennent tout au

plus, malgré tout leur génie, qu’à tromper et à aveugler les autres. Car personne ne

peut être une lumière pour soi-même. Ce n’est pas en vain qu’il a été dit du soleil,

qu’il éclaire et réjouit autrui, mais que pour lui-même il est obscur. Si l’homme

descendait du singe, il trouverait à la façon du singe ce dont il a besoin. On me dira

que de tels gens existent et qu’ils sont même fort nombreux. Certainement, mais il

suit de là seulement que Darwin et les Juifs avaient également raison. Une partie des

humains descend d’Adam, sent dans son sang la brûlure du péché de son ancêtre,

en souffre et aspire au Paradis perdu, tandis que les autres proviennent du singe

pur de tout péché ; leur conscience est tranquille, rien ne les torture et ils ne rêvent

pas à l’impossible. La science consentira-t-elle à ce compromis avec la Bible ?

Darwin et la Bible de Léon CHESTOV
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:00

Hypochlorhydrie : mythe ou réalité ?

 

Conférencier: Bruno Lacroix

Jeudi 28 novembre 2013 – Anglet‐Biarritz

 

L’une des premières étapes primordiales de la digestion passe par la mastication mais aussi par les sucs gastriques provenant de l’estomac.

L’estomac est la portion du tube digestif en forme de poche, située entre l’œsophage et le duodénum.

Chez l’adulte, il mesure 20 cm de long et se trouve en rapport avec le foie, la rate, le pancréas, le diaphragme et les intestins. L’estomac permet d’assurer une partie de la digestion par des fonctions mécaniques (brassage), chimiques et hormonale, et par mélange des aliments au suc gastrique. Un bon pH de l’estomac varie entre 1,5 et 3.

Les parois de l’estomac sécrètent pas moins de trois litres d’acide par jour. Cela se fait grâce à la H+/K+‐ATPase, protéine transmembranaire localisée essentiellement sur la face luminale des cellules pariétales des microvillosités de l'estomac. Cette pompe est responsable de l'acidité de l'estomac.

L’acide gastrique permet de digérer les protéines, de stériliser l’estomac et tuer les bactéries et levures qui entrent par la bouche, de permettre à l’estomac de se vider correctement, mais aussi un environnement acide est nécessaire pour permettre l’absorption de nombreux micronutriments, comme le calcium, le magnésium, le zinc, le cuivre, le fer, le sélénium, le bore, etc.

Nous verrons lors de cette conférence l’aspect crucial de l’estomac dans la digestion, l’ensemble des troubles chroniques de l’estomac (dyspepsie) qui se définit comme un ensemble de symptômes chroniques et récurrents qui entraîne des douleurs ou des malaises épigastriques provenant du tube digestif haut : brûlures d’estomac, régurgitations acides, éructations ou rots excessifs, ballonnement abdominal accru, nausées, sensation de digestion lente et de satiété précoce.

Nous verrons le lien entre la pullulation bactérienne, l’H.Pylori avec l’hypomotilité intestinale et l’hypochlorhydrie mais aussi les notions importantes acide/base de la digestion.

 

Hypochlorhydrie : mythe ou réalité ?
Hypochlorhydrie : mythe ou réalité ?
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 09:57

Post de mon ami Ivsan :

Le bonheur, c’est comme la beauté : le malheur veille sur l’un et l’autre. Il est embusqué sur leur chemin, attendant le moment favorable pour accomplir son étrange labeur. C’est une règle. C’est même une loi ici-bas qui établit que la malédiction est attachée aux pouvoirs. Or, le bonheur est un pouvoir, tout comme la beauté. Il y a fort longtemps d’ailleurs, Job avait déjà évoqué cette puissance de jugement dont est revêtu le bonheur : « Qu’on méprise le malheureux ! telle est la devise des heureux » disait-il (125). Du haut de sa montagne de souffrance Job voyait enfin l’homme heureux qu’il fût auparavant, celui qui craignait alors le malheur avec effroi, de même qu’une belle femme méprise poliment la laideur tant sa perspective l’épouvante. Il était en ce temps pareil à ses amis religieux, à ces consolateurs de pacotille que leurs propres réussites avaient dégradés. L’assurance de leur bonheur leur permettait de juger et même de maudire Job, le malheureux, le malchanceux, le fautif ! Non pas qu’ils le trouvaient coupable en vérité, mais parce qu’au fond ils avaient peur du malheur dont ils savaient intimement que leur vie devrait un jour en mordre le pain noir.

J’ai moi-même longtemps cru les amis de Job. J’ai avalé leur mielleux poison. Comment faire autrement ? Nos pères nous l’enseignent dès notre plus jeune âge. On nous tue dans l’œuf en nous maudissant par le bonheur ! On nous persuade que sa perspective est certaine pour peu qu’on se plie à ses principes, à ses jugements. Le père athée et le religieux chantent en chœur : « le bonheur, mon petit, c’est d’abord la propreté administrative en s’engageant dans un travail honorable et en obéissant à ses aînés ! » Au fil des ans l’un et l’autre m’ont brisé les oreilles de ce chant lancinant et subtil. Le diabolique aime l’ordre, il aime avoir les mains propres, et lorsqu’elles sont sales c’est qu’il a faibli. Tel fut par conséquent mon malheur, mais tel fut surtout mon bonheur, car nul ne peut entendre de ses premières oreilles. Il faut qu’on nous perce les tympans pour que nous puissions écouter ce qui vient d’Ailleurs. Il nous faut donc lutter contre cette Nature intelligente qui a primauté sur tout et tous, contre cette mère de la vie encensée par l’athée, mais qui n’est finalement qu’une folle psychopathe, une froide organisatrice, boulimique de paix, d’ordre… et de bonheur. De même, il faut aussis’attaquer à son premier créateur, c’est-à-dire aux dieux des vérités, au christianisme des amis de Job. Leurs promesses de bonheur ne valent pas mieux que la belle fleur promise par mère Nature : « sa tige d’herbe séchera, puis sa fleur tombera » disait déjà Isaïe dans son livre.

De la sorte, j’ai réussi à garder l’essentiel : en persévérant dans ce combat contre les dieux et leurs vérités. Combat durant lequel s’évanouissent petit à petit autour de soi tous les « consolateurs », ainsi que les nombreux « intéressés », les avides, ceux qui pensent retirer quelques pépites de bonheur d’une situation singulière dans laquelle ils vous encouragent tant qu’elle ne les implique pas eux. Dès lors qu’elle les implique à lutter eux-mêmes, ils vous mordent, parfois jusqu’au sang, selon qu’ils soient proches ou lointains. Aussi ai-je été vaincu pour vaincre. C’est-à-dire que j’ai préservé ce qui compte le plus au prix de tout le reste, au prix de ce qui passe, de ce qui sèche, de mon bonheur. Non par mes forces toutefois, non par moi-même ! Car je ne sais comment je persévère encore dans une telle lutte. Il se pourrait finalement que j’aime Celui que je cherche… et qu’il me le rende en me donnant encore la poigne de tenir la claymore quelque temps.

Qu’ai-je donc appris du Christ ? J’ai appris de lui que Dieu ne recherche pas le bonheur – qu’il s’en moque même éperdument. L’énigme du bonheur se résout dans le malheur. Et lorsque le bonheur montre ainsi son vrai visage, tu découvres qu’il n’était qu’un fantôme, qu’une illusion parce qu’il est maudit ici-bas, comme tous les pouvoirs, parce qu’il doit sécher et laisser place au malheur. Quiconque croit que le bonheur se tient devant Dieu admet tout simplement que Dieu n’est pas le bonheur, que le bonheur est une situation qu’une vérité toute-puissante manigance en triturant la réalité. C’est pourquoi il craindra cette toute-puissance et lui rendra un culte, espérant qu’en échange elle tripatouillera son réel pour lui bâtir sa petite bulle de bonheur. Il confesse donc que son dieu doit continuellement guerroyer contre une réalité obscure. Il est aveuglé. Il ne sait pas que Dieu le conduit précisément aux lieux de Job, là où il verra que cette réalité obscure, c’est lui ! Pour moi, j’ai regardé cette toute-puissance avec tremblement d’abord, puis avec une colère mêlée ensuite de déception, et enfin, je lui ai tourné le dos, tel l’esclave se libérant tourne le dos à un maître qu’il ne reconnaît plus. C’est d’ici que perça alors une voix au-delà de la toute-puissance, une voix ressuscitée, inaudible aux oreilles que nous donne le monde : « Mon fils, mon désir c’est que ce soit toi le bonheur, que tu entres dans ce royaume où l’homme ne cherchera plus alors ce qu’il sera en lui-même pour toujours. Le royaume des cieux, c’est ton frère, c’est toi, c’est chaque-Un pour sa part. »

Ivsan Otets

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 15:58

Chrétien et anticlérical
À partir de 1843, les livres s’enchaînent à un rythme rapide : rien que cette année-là, on assiste, entre autres, à la publication de deux œuvres majeures : Ou bien… Ou bien (parfois traduit sous le titre L’Alternative) et Crainte et Tremblement. En 1844, ce sera Les Miettes philosophiques, puis Étapes sur le chemin de la vie (1845), le Post-scriptum aux Miettes philoso­phiques (1846) ou encore La Maladie à la mort (souvent traduit sous le titre Traité du désespoir), en 1849.
Kierkegaard était en son temps célèbre, en plus de ses livres, pour ses polémiques très violentes contre l’Église danoise, à travers des articles aussi drôles qu’impitoyables dans des revues qu’il dirigeait souvent lui-même : comme quoi, on peut être un chrétien sincère et un anticlérical assumé… À son enterrement, une foule immense, sentant qu’un grand esprit venait de s’éteindre, suivit le cortège funèbre, sorte de réponse posthume à une phrase de Kierkegaard à son ami Boesen quelques jours avant sa mort : « Salue tous les hommes, je les ai tous beaucoup aimés

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 15:36

Le royaume des cieux est semblable à un homme qui recherchait un monde selon son cœur. Il choisit donc dans un catalogue celui qui convenait le plus à ses valeurs morales et culturelles, puis il s’acquitta du prix du billet, prit avec lui une partie de sa richesse, et s’embarqua sur l’immense navire qui devait le conduire à bon port. Le bâtiment sur lequel il voyagea était si imposant et perfectionné que son autorité sur la mer n’était plus à faire. Il était insubmersible. Plein d’assurance, il navigua donc avec joie, communiant avec un grand nombre d’amis qui, comme lui, se destinaient au même paradis. Une nuit, pourtant, un simple iceberg isolé sur les flots brisa le paquebot et l’entraîna par le fond. Notre homme fut cependant sauvé in extremis par une place qu’on lui fit sur un canot de sauvetage. Rentré de nouveau chez lui, d’innombrables doutes l’assaillirent sur le chemin à emprunter pour rejoindre le monde selon son cœur. Il s’attela donc durant des années à l’étude et à de nombreux préparatifs de toute sorte ; puis il entreprit par lui-même le voyage.

Son parcours fut d’abord exaltant. Il franchit de nombreuses frontières qu’il avait cru jusqu’alors impossibles à dépasser ; il foula aussi de nouvelles terres, non pas maudites comme on le lui avait enseigné lorsqu’il était isolé en mer, mais ayant au contraire toutes les senteurs de l’espérance vers laquelle il était transporté. Cependant, l’aventure devint longue et difficile, à tel point qu’il perdit au fur et à mesure une grande partie des forces mises à part pour son périple. Enfin, des circonstances malheureuses finirent par lui ôter le peu qui lui restait. Il se trouva tel un chevalier sans monture, ayant dû laisser derrière lui son armure et ses armes, ne possédant qu’une maigre bourse, un sac et un bâton. L’espoir de pouvoir continuer sa route semblait vouloir le quitter. Il était à genoux, seul avec ses pensées, à l’ombre d’un amandier. C’est à cet instant que surgit devant lui, d’on ne sait où ni comment, un fils de l’homme au regard plein de noblesse et à l’allure fort simple.

— Que fais-tu ici, l’ami ? lui dit l’étranger.

— Je cherche le monde selon mon cœur, répondit l’aventurier.

— En connais-tu le chemin ? rétorqua l’énigmatique personnage.

— J’ai toujours cru qu’il était en mon être ; de plus, ceux qui l’ont trouvé avant moi affirment qu’on rencontre toujours de l’aide au moment opportun.

— Ne sais-tu pas que le chemin est caché aux yeux de tous, mais qu’il se révèle soudain à un homme dès l’instant où il accepte sa propre impuissance à le trouver par lui-même ?

— Que ferai-je alors, mon Seigneur ? questionna le voyageur avec émoi.

— Voici, prends d’abord ce pain et cette boisson de la vigne afin de recouvrer tes forces. Tu te rendras ensuite dans cette petite vallée qu’on aperçoit au loin ; tu trouveras là une maisonnée où des frères te donneront quelques repos afin que tu poursuives ta route. Et moi je te conduirai avec fidélité par ma seule volonté, car tu t’es montré un fils, te confiant en moi seul et de tout ton être.

Ivsan Otets

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:14

Dieu seul est vrai et réel. Les créatures n'en sont qu'une infime et fugitive fraction.

- Toute bonté, beauté ou vérité terrestre, bien que réelle, pâlit et s'efface comme la lueur des étoiles qd paraît le soleil, à la seule différence que le soleil divin surpasse infiniment la dimension finie des astres créés les Plus grands.

- Hormis l'amour, tout est vain.

- Notre fond de retraite n'est pas de ce monde.

- Dieu seul est vrai et réel. Lumière part pas du monde.

Pers porte essere divin. Ac 17,28 Dans la divinité nous avons la vie, le mouvement et l'être.

- Recherche de l'absolu, ce qui est + profond, intéressant, important (comme en science).

- Notre trésor est-il à la banque ou dans nos cœurs?

Fais que nous comprenions (comme est féconde la grâce de ta Parole,) comme est petit ce qui terrestre et grand ce qui est divin; comme est incertain ce qui est temporaire et sûr ce qui est éternel.

N'admirons pas toute espece de sante et n'abominons pas toute maladie, n'attachons pas notre coeur a des richesses furtives plus qu'il n'est de mise, et ne courons pas apres cette fumee ou nous dissiperons une partie de notre ame. Ne nous defions pas de la pauvrete comme si elle etait un sujet de mepris, de malediction, de haine, mais sachons mepriser une sante stupide qui engendre le peche.

Respectons la maladie qu'accompagne la saintete et rendons hommage a ceux que leurs souffrances ont achemines a la victoire : peut- etre parmi ces malades se cache-t-il un nouveau Job, autrement respectable que les bien-

portants, en depit des plaies qu'il gratte, en depit des tourments qu'il endure jour et nuit, sans

abri, en butte aux vexations que lui infligent sa maladie, sa femme, ses amis. Repudions d'injustes richesses, pour lesquelles le riche dans ses flammes connait un juste supplice et demande une petite goutte d'eau afin de se rafraichir la langue. Louons une pauvrete reconnaissante et sereine ; c'est elle qui a sauve Lazare, aujourd'hui comble de biens dans le sein d' Abraham.

Aimer les pauvres, c'est entrer dans le dessein de Dieu.

Grégoire de Nazianze

Dans ces temps s'attacher à l'Essentiel (essence qui vient du ciel)
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:18

Conference sur la journée du 07 Septembre à Bruxelles,

21 Septembre à Bordeaux et

12 Octobre à Paris.

Faire face à la maladie de Lyme & ces co-infections et comment choisir la bonne stratégie pour retrouver la santé

Conference maladie de lyme avec Judith Alberta
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