Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 13:51

Le domaine du fitness et du sport est souvent monde plein de préjugés, notamment sur les moyens mis en œuvres pour améliorer son système cardiovasculaire. L’un des facteur souvent occulté est le volume d’entraînement. L'erreur la plus commune, spécialement chez les sujets les plus enthousiastes, est l’excès. Tous oublient que l'exercice est un stimulus. Si tout ce que nous faisons est nourrir ce stimulus, les muscles arriveront à un point où non seulement ils subiront une blessure, mais finirons par ne plus pouvoir répondre au stimulus de l'entraînement et se développeront moins rapidement en ce qui concerne par exemple le bodybuilding.

Les conséquences sont des blessures importantes comme des déchirures musculaires ou tendineuses, une usure anormale des tendons, uns fonction immunitaire diminuée avec possibilité d'infection, une fatigue générale, une baisse des performances physiques, des taux de cortisol et d’œstrogènes élevés qui peuvent mener à une augmentation de la graisse corporelle. Maintenant, nombreux sont les magazines professionnels de médecine du sport et de physiologie de l'exercice qui traitent de la baisse du système immunitaire chez les marathoniens, triathlètes et gymnastes.

Il y a de meilleures façons de conditionner le cœur et les poumons sans pulvériser les ligaments, sans perdre de la masse musculaire, sans détruire le système immunitaire et favoriser les inflammations cardio vasculaires !


 

exemple d'excès = le marathon

1- Courir des marathons endommage le foie, la vésicule biliaire et d’autres marqueurs biochimiques. Le HDL baisse et le LDL augmente. Les globules rouges et les lymphocytes sanguins diminuent. La testostérone diminue.
Selon Wu, Worl J Gastroenterol. 2004 Sep 15: 10 (18): 2711-4, " la bilirubine totale (BIL-T), la bilirubine directe (BIL-D), l’alkaline phosphatase (ALP), l’aspartate aminotransférase (AST), l’alanine aminotransférase (ALT) et la lactate déhydrogénase (LDH) augmentent de manière significative pendant la course. Un déclin significatif des globules rouges, de l’hémoglobine (Hb) et des hématocrites (Hct) est détecté le 2ème jour et le 9ème jour  après la course. Le 2ème jour après la course, certaines protéines transporteuses comme la concentration d’albumine et de globuline diminue significativement. Le BIL T, le BIL-D et l’ALP retrouvent leurs niveaux originaux. Le cholestérol (HDL-C) ne change pas immédiatement après la course, mais diminue de manière significative le deuxième et le neuvième jour après la course. En résumé: Courir des marathons engendre une quantité de changements significatifs selon des paramètres hématologiques, dont plusieurs ont un rapport avec des blessures.  Pour apporter des soins de santé et une intervention appropriée, la personne en charge des athlètes travaillant sur la base d’un entraînement fréquent et de haute intensité devra surveiller la fonction hépatique et celle de la vésicule biliaire. 

 

2- Le marathon cause des dommages aïgus et sévères dans le muscle. Des blessures répétitives causent une infiltration de collagène dans les fibres du muscles. D’après Warhol et al Am J Pathol. 1985 Feb: 118 (2): 331-9, " Le muscle des coureurs montre des changements de structure après la course, il y a traumatisme et réparation de la fibre :  œdème intra et extra cellulaire avec blessure endothéliale ; lyse myofibrillaire, dilatation et interruption du système de T-tubule, dégénérescence mitochondriale focale sans infiltration inflammatoire (1-3 jours). Les dommages mitochondriaux et myofibrillaires montrent  une réparation progressive sur 3-4 semaines. Les biopsies des cellules nucléiques et des satellites montrent comme caractéristique une  réponse dégénérative (8-12 semaines). Le muscle des coureurs vétérans indique un dépôt de collagène intercellulaire laissant penser à une réponse d’augmentation de fibrose suite aux blessures répétitives.

 

3 - Courir des marathons amène à un disfonctionnement des reins (anormalités rénales). D’après Neyiackas and Bauer, South Med J. 1981 Dec; 74 (12): 1457-60, "Toutes les analyses d’urine après la course sont grossièrement anormales. Ces anormalités de la fonction rénale se trouvent chez tous les coureurs marathoniens et la sévérité de celles-là est dépendante de la température ».

 

4- La course de Marathon cause  des microthromboses aigus dans le système vasculaire. D’après Fagerhol et al Scan J Clin Invest. 2005; 65 (3): 211-20, "Pendant le marathon, le semi-marathon, la course du 30-km, les taux de calprotectine augmentent respectivement de  façon dramatique. Ces changements peuvent refléter les dommages sur les tissus de l’endothélium vasculaire causant des microthrombines avec activation consécutive des neutrophiles."

 

5- La course du marathon augmente les marqueurs du cancer. Le S100beta est l’un de ces marqueurs. Le tumor necrosis factor, TNF-alpha, en est un autre. D’après Deichmann et al dans Melanoma Res. 2001 June; 11 (3): 291-6. "Les mélanomes métastatiques S100beta aussi bien que dans les mélanomes inhibiteurs d’activité (MIA) sont élevés dans le sérum de la majorité des patients. L’élévation a été mise en corrélation avec une survie plus courte chez des cancéreux, et des changements de ces paramètres dans le sérum pendant les thérapies anti-cancéreuses ont été récemment reportés pour prédire le résultat thérapeutique dans la maladie avancée ».

 

6- D’après Santos et al Life Sci. 2004 September: 75 (16): 1917:24, "Après test (une course de 30 km), les athlètes du groupe de contrôle  présentent une augmentation dans le plasma des concentrations suivantes : CK (x 4.4), LDH (43%), PGE2 x 6.6) et TNF-alpha (x 2.34), indiquant un taux élevé de cellules endommagées et inflammées".

 

7- La course de Marathon endommage le cerveau. Le dommage ressemble à un traumatisme cervical aïgu. Les marathoniens ont le marqueur S100beta élevé, un marqueur qui endommage le cerveau et qui engendre un disfonctionnement de la barrière encéphalique.

D’après Marchi, et al Restor Neurol Neurosci, 2003; 21 (3-4): 109-21, "Le S100beta dans le sérum est un marqueur qui montre l’ouverture de la barrière encéphalique, donc qui peut engendrer des dommages neuronaux. L’élévation massive des S100beta est une indication des dommages du cerveau. On peut donc imaginer les effets néfastes engendrés pour tout ceux qui courent près des axes routiers. Un bon bol d’air en perspective pour bien aérer les neurones… La barrière méningée étant ouverte à tous les intrus toxiques de l’environnement.

 

8- La course du marathon endommage le cœur. D’après Whyte, et al Med Sci Sports Ecerc, 2001 May, 33 (5) 850-1, "Des études avec échocardiogramme reportent un dysfonctionnement cardiaque faisant suite à un exercice d’ultra-endurance chez des individus entraînés. La compétition d’Ironman et de semi-Ironman a pour conséquence des anomalies la fonction systolique et diastolique sur le ventriculaire gauche. Le grand triathlète Greg Welch, après des années de compétition a eu son cœur qui a lâché, il est aujourd’hui vivant et journaliste. D’autres triathlètes ont dû se résoudre à la pose d’un pacemaker tel l’américain Marck Montgomery (Sport & Vie HS 24)

 

9- Les athlètes d’endurance ont plus de dégénération de la colonne vertébrale que n’importent quels autres athlètes. D’après Schmitt et al Int J Sports Med. 2005 Jul; 26 (6): 457-63, "Le but de cette étude était d’évaluer la densité minérale de l’os chez des athlètes de haut niveau pratiquant plusieurs disciplines ainsi que d’évaluer les changements dégénératifs sur leur densité osseuse. 150 athlètes ont été étudiés (40 lanceurs, 97 sauteurs, 22 athlètes d’endurance). Les lanceurs avaient un taux de masse corporelle plus importante que les sauteurs et les athlètes d’endurance. Les lanceurs et les sauteurs avaient une densité osseuse plus élevé que les athlètes d’endurance. Des analyses variées ont montré une corrélation négative de a densité osseuse avec l’âge, moindre chez les lanceurs, sauteurs que les marathoniens.

 

10 -Au moins 2 participants du marathon de Boston sont morts de cancer du cerveau dans les 10 dernières années. De manière purement anecdotique, on a retrouvé un taux élevé de S100beta ainsi que de TNF-alpha. Ceci est peut être lié au microthrombine de l'endothélium trouvé chez les marathoniens. Le premier coureur marathonien, Phidippides, eut un malaise et mourut à la fin de la course. [ Jaworski, Curr Sports Med Rep. 1005 June; 4 (3), 137-43.]

 
Extrait d' article BL publié en 2008 dans MM

Repost 0
Bruno Lacroix - dans Sport
commenter cet article
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 12:58

Les femmes en général oublient d’apprécier l’importance vitale que les muscles peuvent déterminer sur leur beauté physique. La plupart d’entre-elle quand elles arrivent dans une salle de musculation, c’est souvent pour suivre les cours d’aérobie en musique. Dommage, elles sont généralement convaincuent que ces cours collectifs de gym, sont la clé pour brûler leurs graisses et aussi leurs donnés un corps de rêve. Malheureusement, ce genre de pratique développée par “l’industrie du fitness” est un leurre. La plupart du temps la promotion de l’aérobie diffusée par les médias sont paroles d’évangiles pour une très grande proportion de la population et souvent il suffit qu’une star de cinéma, ou une personne très charismatique de montrer l’exemple, pour que beaucoup “ plonge”. Par la suite, il est très difficile d’expliquer que tout cela représente une fraude. Enfin, en restant positif cela représente un bon “défouloir” et “échappatoir” pour certaines au stress. Mais j’aimerais expliquer à ces femmes que si le désire de transformer leur silhouette est vraiment leur préoccupation première, elles n’ont pas choisi le bon type d’exercice.

Les effets bénéfiques d’un programme d’exercices correctement pratiqué sont plutôt métaboliques et hormonaux par nature. L’exercice intelligement pratiqué stimule POSITIVEMENT les muscles, l'aspect physiologique est une augmentation du métabolisme, une meilleure balance hormonale aussi bien chez l’homme et la femme. Cela crée un muscle ferme, une belle forme musculaire et de plus une réduction importante du taux de graisse, ce qui va pour conséquences chez la femme de produire un corps plus attractif et non pas un corps déformé ou gonflé comme le pensent certaines. Beaucoup de femmes ont des préjugés sur le travail en résistance, les plus jolies femmes qui représentent le fitness sont celles qui travaillent en résistance.
Voici un bon commencement à faire chez soi 2 à 3 fois par semaine, rien n'empêche de faire du jogging en modération. L'aspect de la silhouette est aussi en rapport avec l'alimentation.

Voici, un article rédigé (mag ELLE) sur ce que je propose pour les débutantes :
Elle-magazine.pdf Elle-magazine.pdf

 

 

et pour les femmes plus confirmées, elle est pas mignonne !!!


Repost 0
Bruno Lacroix - dans Sport
commenter cet article
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 12:59

Pour être un athlète d’élite cela nécessite certaines capacités : la vitesse et des capacités d’entraînement, être endurant, être souple, avoir un bon alignement postural, une correction des déséquilibres musculaires, une bonne composition corporelle, avoir un bon entraîneur qui sait gérer l’entraînement et le perfectionnement de l’athlète, la prévention des blessures et la longévité de carrière mais aussi l’aspect nutritionnelle. La vitesse, la capacité de sauter, l'agilité, la rapidité, l'explosivité et la puissance peuvent toutes être regroupées dans la catégorie de  bonne capacité athlétique. Ces qualités, non seulement permettent de dominer dans de nombreux sport, mais sont également recherchées par les entraîneurs et suscitent souvent l'admiration des fans.

 

La Résistance

La Vitesse

La Puissance

L’Endurance

La Rapidité

l’Agilité

La Souplesse





Quelques gènes de la performance

Les performances sont liées à notre génétique, certains gènes ont été identifiés (Nan Yang et all Ami J Hum Genet. 2003 September; 73(3): 627–631..ACTN3 Genotype Is Associated with Human Elite Athletic Performance)

 

- Le génotype ACTN3 est associé avec les performances athlétiques chez l’être humain.

- Le gène code pour le récepteur de l'EPO

- Le gène code  pour l’ACE- (DD- ID) ; ce gène représente le gène de l’angiogénèse, la forme DD représente plus ce qui vont exceller dans le sprint, qui vont fabriquer de la masse musculaire plus facilement, la forme ID représente ceux qui vont exceller dans les sport d’endurance.

- Le gène myosine GDF-8.

- Le gène ATP1A2 est associé à une meilleure production de puissance pendant l’exercice.

- Le gène VDR est associé à la force musculaire.

- Le gène IGF2 code l’ILG factor II qui influence la croissance musculaire.

- Le gène COL1A1 code le type-1 collagen A-chain est important dans l’élasticité des tendons et ligaments, ce qui permet de stocker plus d’énergie dans l’exécution des mouvements.


De nombreux chercheurs ont ouvert de nouvelles recherches dans ce domaine, ce que l’on pourrait nommer aujourd’hui « l’athléticogénomique », c'est-à-dire comment on peut moduler un gène via la nutrition et l‘hygiène de vie. Cela pourrait être bénéfique pour certains sports dans la médicine du sport (thérapie génique) mais aussi pour certains entraineurs et scientifiques du sport afin d’évaluer le profil des gènes afin d’améliorer la nutrition ou l’entraînement physique, cela mais risquerait d’être aussi, pour certains, une porte ouverte à la fraude, c’est-à-dire au dopage génétique.

Repost 0
Bruno Lacroix - dans Sport
commenter cet article
27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 08:46
Pour les amoureux de la couse à pied, le site de mon frère, véritable passionné de la course en montagne :


http://www.deniv.fr/la_team.php?file=eric_lacroix



Repost 0
Bruno Lacroix - dans Sport
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Bruno Lacroix
  • Le blog de Bruno Lacroix
  • : Optimisez la santé mentale et physique à travers la fusion de connaissances et recherches en psychologie, psychiatrie, neuroendocrinologie, psychoneuroendocrinologie, métabolisme, nutrition ainsi qu’à travers les domaines de la science et la spiritualité "En Dieu je crois, pour le reste j’ai besoin de preuves" http://nutriresearch.wix.com/bruno-lacroix
  • Contact

Recherche

Liens